‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 268 sur 293 · Cf. Siècle de Louis XI F, ch. xxxv, in t. xv, p · texte numérisé non relu

Cf. Siècle de Louis XI F, ch. xxxv, in t. xv, p

3. Cf. suprOj ch. ii, § ii. — Cf. d*autre part : Examen important, ch. XXXVI, in t. xxvi,p ; 292-93; — Dictionn. philos., art. « Doux puissances S in t. XX, p. 300-06. — Idées républicaines, xv, in t. xxiv, p. 416.

4fjH IIISTOIRB DE Ul TuLÉRANOE RELIGIEUSE

giles, OU bien encore bot des actes d'une authenticité plus que douteuse, telle la femeuse don&tion par Constantin de le, ville de Rome à la papauté \

Et cependant, cette^théorie, si peu justifiable, et qui se trouvait d'ailleurs en parfaite contradiction avec les préceptes de Jésus etMes premiers apôtres ^ était devenue pour l'Eglise catholique un véritable dogme. Comme le faisait dire Voltaire à son patriarche Alexis : f Tout le système du clergé f rank roule sur ces paroles de je nesaisquelpapetransalpin,nommé Gélase : «Deux puissances sont établies pour gouverner les hommes, l'autorité sacrée des pontifes et celle des rois .» Et le patriarche ajoutait en manière d'explication : « Puissance chez les hommes signifie faculté convenue de faire des lois et de les appuyer par la force.... Jamais ehez aucun peuple de rantiquité,m à la Chine, ni dans l'empire romain d'Orient ou d'Occident, on n'entendit parler de deux puissances dans un Etat : c'est une imagination pernicieuse, c'est une sorte de manichéisme qui, étabUssant deux principes, livrerait l'univers à la discorde h # Sous prétexte d'aider les souverains à gouverner leurs sujets, la papauté apportait le trouble dans leurs Etats, et de plus en tirait des subsides. Voltaire souhaitait que tous eussent le courage d'expulser les fondés de pouvoir de la cour roma ine, en les chargeant pour leur maître de ce message symbolique : i Allez lui dire que non seulement je fais labourer chez moi,

1. Cf. Dieu et les hommes, ch. xxxvi, in t. xxviii, p. 211-12 ; — Les droits des hommes et les usurpations des papes,% i, in t.xxvii,p.l95; — Le cri des nations, in t. xxvii,p. 570 ; — Essai sur les mœurs, ch. xiii, iii t. xi p. 247. — Mandement d'Alexis, in t. xxv, p. 348.

2. Cf. Mandement d'Alexis, in t. xxv, p. 347-48. — Dieu et les hommes, ch. XLi, in t. XXVIII, p. 229. — Henriade, cliant iv, in t. viii, p, 1 14. — Idées républicaines, v, in t. xxiv, p. 414. — Le cri des nations, in t. xxvii, p. 608. — Fragment sur Vhistoire, art. vu, in t. xxix, p. 247. — Questions sur les miracles, IQF lettre, in t. xxv, p. 429. — La voix du curé, in t. xxviii, p. 572.

3. Mandement d* Alexis, in t. xxv, p. 347. — Cf. les ouvrages indiqués aux deux notes précédentes et en outre : Première anecdote sur Bélisaire, in t. xxvr, p, 113-14.

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mais que je laboure moi-même et que je doute que ce soit pour lui ^ »

Dans les Etats où, depuis Charlemagne ^, la théorie des deux puissances était pour le clergé un article de foi ^, souvent on avait eu l'occasion de s'apercevoir des inconvénients qu'elle impliquait pour la tranquillité intérieure du pays et pour l'indépendance comme pour la dignité des pouvoirs publics *. Favorisée par l'ignorance des souverains de l'époque, qu'entretenaient savamment leurs éducateurs ecclésiastiques^, cette doctrine avait été responsable des manœuvres insidieuses des papes contre les adversaires du Saint- Empire^, de leur insolence à l'égard des rois de France^,et enfin, de l'outrecuidance des évêques, qui, à l'instar des pontifes, s'étaient arrogé dans toute la chrétienté « les droits régaliens » ^. Les papes, au moyen âge, avaient encore aggravé la situation en instituant ce procédé d'une scandaleuse illégalité' : l'excommunication des souverains trop peu condescendants à l'égard de Rome. Le grand mouvement du XVI* siècle n'avait pas eu raison de ces abus ; dès lors, au contraire, il s'était trouvé deux églises au lieu d'une pour

1. DicHonn, philos., art. « Deux puissances», § II, in t. xx, p. 30<5.

2. Cf. Ea»ai sur les mœurs, ch. xiii-xvi, in t. xr, p. 247; — Annales de V Empire, introd., in t. xiir, p. 223.

3. Voltaire se plaisait à reconnaître que la Russie ignorait ces abus : o*était pour les prévenir que Pierre le Grand avait mis à la t^te de réglisc» russe un collège de prêtres et non un clief imique. — Cf. Hist. de Pierre le Orand, ir p., ch. xiv, in t. xvi, p. 003. — Cf. également Let. à Dupaty (27 mars 1 769), in t. XLVi, p. 296-96 ; — Dict. philos., art. « Deux puissancesn, §1, in t. XX, p. 301-03.

4. C'était une spoliation analogue que tentait de réaliser TEglise a l'égard des souverains orientaux par le système des missions. — Cf. Relation du bannissement des jésuites, in t. xxvii, p. 1-16; — Dict. philos, art. « Deux puissances )s { ii, in t. xx, p. 303-05.

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