‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 273 sur 293 · Cf. ibid., § ITT, in t. xviii, p · texte numérisé non relu

Cf. ibid., § ITT, in t. xviii, p

3. Cf. Dialogues chrétiens, I (entre un prêtre et un encyclopédiste), in t. xxrv, p. 130. — Voltaire faisait aussi remarquer que, sans cette libîfté, toute propagande chrétienne eût été entravée à Rome, et quo d'ailleurs, si la religion attaquée est vraiment divine «cent mille volumes lancéscontreelleneluiferont pasplusde mal que cent mille pelotes de neige n'ébranleront des murailles d'airain ». (L' A B C, ÏQr entretien, in t. xxvri, p. 363).

4. Questions sur les miracles, I6r lettre, in t. xxv, p. 430.

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se Bont arrogé lee pouvoirs ecclésiastiques. Mais Voltaire insistait surtout sur la question des mariages, puisque aussi bien elle était des plus actuelles en cette fin du XVIIλ siècle. Toute son argumentation se résumait d'ailleurs en ce principe fondamental : < Le mariage peut subsister avec tous ses etfets naturels et civils, indépendamment de la c^ ré mo nie religieuse '. »

Enfin, il jugeait également indispensable ce qu'on pourrait appeler l'indépendance pécuniaire de l'Etat à l'égard de l'Eglise. D'après lui,* la religion ne consiste point du toa t à faire passer son argent à Rome * \

A ces premières données pratiques, Voltaire ajoutait le corollaire suivant : la plus mauvaise religion sera celle qui, se disant indépendante des souverains et des magistrats. est nécessairement aux prises avec les magistrats et les souverains, celle qui.se choisissant un chef en dehors de l'Etat, est nécessairement dans une guerre publique ou secrète avec l'Etat'. Et il s'étonnait de l'aveuglement des prêtres de cette religion si clairement désignée, qui ne comprennent pas combien de tels abus les déshonorent et rabaissent leur rôle'- Le clergé protestant et les grands réformateurs, s'ils ont parfois manifesté, dans les Etats où ils dominaient, des prétentions de ce genre, lui semblaient du moins mériter qu'on leur accordât le bénéfice des circonstances atténuantes ; car, dit-il, « Luther ,Calvin et les autres chefs de la réforme rendirent un grand service aux souverains en leur enseignant qu'aucun de leurs droits ne pouvait dépendre d'un évoque»'.

Toutefois, il lui semblait bien évident que, sur ce point, la palme revenait aus pliilosophes : jamais ils ne s'étaient attribué le droit à la résistance, et il était certain qu'ils finiraient un jour par faire restituer aux princes les droits et les

1. Cf. Dietionn. phiht., art. » Droit canonique a, } vr, in t. xvm, p.443.

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