EpUre CIX (au roi de Danemark), in t. x, p
4lfi ICIST.ilRE DE LA T"l-ÊIH>TE BELIÛlErSE
goût, et que pourvu qu'on aoit aoamis aux lois^l'estoinsoet U conscience doivent avoir une liberté entière. Cela viendra on jonr. nuiBJemoaiTai avec la douleur de n'avoir pas vn cet heureux temps '. ► Pour lui, « le souverain n'est point le juge de la vérité du dogme *. ou do moins il n>n peut juger qu'à son point de vue etrictement personnel. En d'autres termes. « rien dans le dogme ne mérite l'attention de la police que ce qui peut intéresser l'ordre public » *. Rappelons aunuti combien Voltaire insiste sur la nécessité de la tolérance civile et sur hph avantages pour les chefs d'Etat euxmèmcH ; car, dit-il, par leur intolérance ils justifieraient implicitement le droit à la résistance, et d'ailleurs leurs violences resteraient sans effet, à moins qu'ils égorgent tous les dissidents ' .. Enchaînez k l'Etat tous les sujets de l'Etat par leur intérêt, conseille-t-il ; que le quaker et le Turc trouvent leur avantage à vivre sous vos lois. La religion est de Dieu à l'homme ; la loi civile de vous à vos peuples '. »
Mais Voltaire a parfois émis des affirmations qui, k première vue,Berablent en parfaite contradiction avec les précédentes. Déjà on avait pu le voir, dans ses Lettres anglaises, se réjouir de l'étroite dépendance en laquelle le gouvernement britannique savait maintenir le clei^é anglican. Il raillait les membres du bas clergé, « réduits.dans l'obscurité de leurs paroisse3,au triste emploi de prier Dieu pour le gouvernement, qu'ils ne seraient pas fâchés de troubler», et il s'amusait de l'égale impuissance des évêques : « Il y a, disait-il, une clause dans le serment que l'on prête à l'Etat, laquelle exerce bien la patience chrétienne de ces messieurs. On y promet d*être de l'église comme elle e-H établie par la loi.» De même, en 1 768, il écrivait à un sujet de Catherine II :