‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 277 sur 293 · LHct. philoa., art. « Prôtres^, in t. xx, p · texte numérisé non relu

LHct. philoa., art. « Prôtres^, in t. xx, p

3. Telle eflt l'opinion do M. Loon Robert, op. cit. y p. 105-68.

tera à repousser autant que possible celles qui relèvent d'un chef étranger, surtout si ce chef tend à se considérer comme souverain suprême des prêtres et même des fidèles. Par là seulement, on évitera d'inéluctables guerres civiles Les gouvernements ont d'ailleurs, non seulement le droit, mais encore le devoir de sévir contre les fanatiques qui troublent l'ordre, soit par la rébellion, soit par des excès à l'égard des autres sectes religieuses ^. C'est pourquoi il est indispensable que « l'Eglise se gouverne par elle-même sous les lois de l'Etat » ^. Déjà, à ce premier point de vue, les ordres religieux « qui se croient indépendants des lois mêmes » ^ constituent un danger pour les Etats. Aussi le pouvoir civil a-t-il toujours le droit de prendre connaissance des règlements de ces associations et de la façon dont elles les observent ; «il peut réformer ces maisons et les abolir, s'il les juge incompatibles avec les circonstances présentes et le bien actuel des sociétés »'. Toutefois, bien que les jésuites eussent toujours professé des théories absolument inadmissibles sur la suprématie des papes, Voltaire estimait qu'on aurait pu se dispenser de les bannir et se contenter de leur appliquer strictement les lois applicables à tout autre citoyen français ^.

Mais il trouvait fort nalurel que les empereurs cliinois et les Japonais eussent expulsé, après des expériences probantes, les missions chrétiennes **. De nos jours,les gouvernements européens ont renoncé à prétendre qu'ils soutiennent ces missions dans un but religieux;ils cherchent,au contraire

1. Cf. Traité sur la tolérance, ch. xviu, in t. xxv, p. 96-7.

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