‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 286 sur 293 · Cf. J. Simon, op. eit,, p. 160-2, et p. 169, note · texte numérisé non relu

Cf. J. Simon, op. eit,, p. 160-2, et p. 169, note

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de « liberté * et de « fraternité », qui en furent te devise plus ou moins exacte, devaient conduire nécessairement, même par une appUcation mitigée et imparfaite, à la tolérance, sinon à la véritable liberté de conscience ? Ici du moins, l'œuvre de la Révolution de 1789 fut effective. Il est vrai qu^on ne songea pas, dès le premier moment, à te question de la liberté religieuse; elle ne fut pas posée dans te nuit du 4 août, et il fallût l'insistance du pasteur Rabaut-Saint- Eticnne et de Mirabeau pour qu'on votât enfin, et en faveur des seuls protestante, un article, qui fut le dix-huitième de te Décteration des droite del'homme de 1789,et qui stiputeit simplement : " Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre publie établi par te loi. • Cette formule vr.;ïue fut complétée plus tard par un décret accordant lea droits politiques aux réformés '. Quant aux îeraélitee, ils n'obtinrent Is même faveur que deux ans plus tard,au moment où te Constituante allftit se dissoudre *. Bientôt, la Convention devait en apparence parachever cette œuvre, lorsqu'elle reconnut dans l'article 7 de la nouvelle Déclaration des Droits In liberté des cultes en même temps que te liberté de penser.

Mais, en réalité, teRévolution n'institua qu'en théorie te liberté de conscience. Autant il serait absurde de reprocher aux Conventionnels leur athéisme, et de les taxer pour ce lait d'intolérance.autant il est légitime de constater que la Convention.instituant tour à tour, comme religion officielle, le culte de la Raison et celui de l'Etre suprême, ne réalisa pas plus te liberté de conscience que cette Constituante qui avait jugé bon de protéger le catholicisme. 11 semble donc que 1& Révolution ait demandé l'idéal pour être sûre d"i)bteiiir l'indispensable, c'est-à-dire proclamé te liberté de conscience pour être certaine d'instituer solidement la tolérance. Et, dans cette mesure, elle eut gain de cause ; car le fanatisme,

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