Cf. VoucAiRE, Traité de la toUronrr, XV
fî. Tertitdi>tbn, Apolorfétiquc, XXIV.
ces OU par les tortures elle^-mêraes, ont pu consentir à ces sacrifices exécrables.... Mais, une fois libres, ils retournent h Dieu et essaient de l'apaiser par des prières et par des larmes » * ? Les sectes peraécutées n'ont-elles pas toujours protesté au nom de la liberté de conscience ? C'est lorsque l'Eglise sera devenue prépondérante qu'il importera de rechercher si les écrivains chrétiens prêchent la tolérance.
Mais auparavant, il convient encore de mentionner les félicitations que le rhéteur Thémistios Euphradès adressait à Constance II au sujet d'un édit de tolérance. « Vous avez fait, lui écrivait-il, une loi pleine de sagesse, en assurant à chacun, avec le droitde prendre une croyance de son choix,le calme et la paix de l'âme. Mais cette loi ne date pas de vous : elle est contemporaine de l'humanité : c'est l'étemel décret de Dieu. Il dépose l'idée de la divinité dans toute Ame, même dans celledu barbare et du sauvage,etcette idée est si souverfâne en nous, que la force ne peut rien contre elle *. » Mais, en faisant remarquer que Thémistios n'était pas chrétien, on n'a pas suffisamment mis en relief le fait que Constance, second fils de Constantin, favorisa particulièrement l'hérésie arienne et persécuta Athanase, patriarche d'Alexan- <iirie,radversaire le plus acharné de l'arianisme : ceci peut jeter, semble-t-il, quelque suspicion sur la tolérance du rhéteur grec.
Déjà, d'ailleurs, les Pères de l'Eglise, aussi bien les latins que les grecs, s'occupaient surtout à terrasser « l'hérésie * et « l'erreur 3>, et leur intolérance, fût-elle même restée purement spéculative, n'était pas pour leur inspirer la modération. Eusèbe Pampliile, évêque de Césarée en Palestine, Avait osé discuter les décisions du concile de Nicée ; on lui reprocha immédiatement son « arianisme », et Athanase, qui déjà, en qualité de diacre, avait combattu l'hérésie dans le <îoncile, se mit à la tête du parti orthodoxe : il est vrai de dire