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pas remonté à la tribune, pour arguer d'un malentendu entre la majorité et lui et annoncer qu'il allait de ce pas remettre sa démission au Président de la République. Hais M. Gambelta pouvait-il se dérober au premier contact avec la Chambre? D'ailleurs, s'il était remonté à la tribune pour dire qu'il y avait méprise, la Chambre lui eât immédiatement donné le témoignage de confiance qu'elle ne refuse jamais à un Cabinet nouveau et qu'en réalité elle accordait & M. Gambetla lui-même, puisque l'urgence de la proposition lie révision intégrale déposée par M. Barodet était repoussée par34o voix contre 120. La majorité du 9 Novembre pouvait être <( à la glace » le 16 novembre '. elle restait intacte.
La mauvaise humeur du Sénat se manifesta par l'élection d'un inamovible appartenant au Centre gauche dissident. M. de Voisins- Lavernière fut préféré iiM. Hérold.pour lequel le vote de bUme récemment émis par la Haute Assemblée était, il faut le reconnaître, une médiocre recommandation. La Chambre attendit un peu plus longtemps, avant de laisser percer ses véritables sentiments. Deux ministères nouveaux avaient été créés dans le Cabinet du 14 Novembre, celui de l'Agriculture et celui des Arts. Le premier n'avait pas un adversaire dans tout le Parlement. Le second, tel que le comprenaient MH. Gambetta et Antonin Proust, comme un ministère de l'Éducation artistique, pouvait aisément se jusliQer. Aussi la Commission proposait-elle d'accorder au Gouvernement les crédits nécessités par ces deux créations, mais elle émettait le vœu qu'un nouveau département ministériel ne pût désormais élre créé que par une loi.
Une discussion très serrée s'engagea entre M. Ribot et M. Gambetta sur la procédure à suivre en matière de création de départements ministériels. Un projet de loi, disait M, Ribot, permet à la Chambre d'exercer son contrôle ; un décret la met en présence d'un fait accompli. Un