MANIFESTE DU PRINCE .NAPOLÉOS
Cette situation provient de l'abandon du principe de la souveraineté nationale. Tant que le peuple n'aura pas parlé, la France ne se relèvera pas.
Héritier de Napoléon l" et de Napoléon HI, je suis le seul homme vivanl dont le nom ait réuni f/tt millions trois cent mille xulfrages.
Depuis la mort du (ils de l'Empereur, j'ai gardé le silence sur l'ensemble de la politique. Ne voulant pas troubler l'expérience qui se poursuivait, j'ai attendu, atlrislé, que la pnrole me Tùl donnée par les événements. Mon silence n'éiail que la patriotique expression démon respect pour le repos du paj's.
Ma conduite, mes opinions, mes sentiments, ont été systématiquement calomniés. Impassible, je n'ai répondu que par le mépris '.y. ceux qui ont clé jusqu'à chercher à exciter les lils contre le le père. Efforts odieu.t et stériles. J'ai dfi imposer silence h. de jeunes ctciirs révoltés par ces incitations. J'ai voulu être seul en Tace de nos adversaires. Mes lils sont encore étrangers à la politique. L'ordre naturel les désifiue après moi, et ils resteront lidéles à la vraie tradilion napoléonienne.
On a parlé d'abdication, cela ne sera pas. Lorsqu'on a plus de devoirs que de droits, une abdication est une désertion.
Ces ententes, ces reconnaissances réciproques peuvent c à des princes qui se regardent comme ayant des droits supérieurs à la volonté du pays. Les Napoléons, élus et serviteurs du peuple, ne sauraient agir ainsi.
DcuK principes divisent le inonde : celui qui admet un droit supérieur à la volonté du peuple, et celui qui Tait résider le prinl'ipe de tout pouvoir dans i-ctte souveraineté.
Je respecte les pays où cea deux principes s'acconlent. En France, il n'en est pas ainsi. Les rcprésenlanls du passé sont déllnitivement repousses.
Pas d'équivoque.
Aucun accord n'est possible avec les partisans du drapeau blanc, devenu le seul emblème de la maisoir de Bourbon.
S'il y a dissidence entre les partisans de la souveraineté nationale, il n'y a pas entre eux antagonisme absolu.
Les Napoléons défendent la souveraineté directe du peuple. Cette doctrine a été abandonnée par beaucoup de républicains, uniquement par la crainte des voles populaires.
Ce qu'un plébiscite a établi, un nouveau plébiscite peut le remplacer.
Je ne représente pas un parti, mais une cause et un principe .
Cette cause est celle de tous bien plus que la mienne.
Ce priacipe, c'est le droil qu'a le peuple de nommer son cher. Nier c« droit, est uq atteatat à la souveraiaeté nationale.
Gouvernement s'effondre ; mais une grande démocratie me la nôtre ae peut se dérober longtemps à la nécessité de lituer l'autorité. Le peuple en a le sentiment. Il l'a prouvé . les huit plébiscites de 1800, 1803, 1604, 1815. 1848, 1851, et 1870.
ançais, souvenez-vous de ces paroles de Napoléon I" :
Tour cB gu[ est fait sans le peuple est illécitiub.