‹ Histoire de la Troisième RépubliqueChapitre 105 sur 172 · DISCOURS DE M. TIRARD · texte numérisé non relu

DISCOURS DE M. TIRARD

C'est en présence de cette situation qu'on se permet aujourd'hui de venir, non pas critiquer, mais outrager tous ceux qui ont la responsabilité de la gestion des fonds des Caisses d'épargne {Trèi bien !)

Un membre à gauche. — C'est de la diffamation.

M. LE Ministre. — • Et, quand on lit les productions qui ont sans doute passe sous vos yeux, lorsqu'on entend les paroles virulentes qui sont prononcées dans certaines réunions publiques où Ton cherche à abuser des crédules et des naïfs (Très bien!) on se demande véritablement si ce langage est digne de vrais Français. ( Vifs applaudissements à gauche el au centre.)

On se demande si ce n'est pas abuser de cette liberté de la presse, de cette liberté de la parole que la République a si libéralement données. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)

Et quand on en est arrivé à faire cette constatation, on est contraint de demander au Parlement des ressources de proteclion, dans un intérêt suprême qui n'est l'intérêt ni de la République, ni de son Gouvernement, mais bien l'intérêt du crédit public, duquel peut dépendre, un jour, la défense du territoire de la patrie (Applaudissemejits répétés à gauche et au centre.)

XVI i Ditcourt de M. Jules Ferry au Sénat

Messieurs et ciiehs Collêcces,

erais en vain âe dissimuler, sous des formules étudiées, les its dont moQ àmc est pleine. Ce sont ceux d'une nerlé que erez légitime, puisqu'elle me vient de vous, et d'une gratinie. L'honneur que vous faiies à celui que vous appelez à e est des plus grands qui soit au monde. Je ne me targue avoir mérité. En me choiiiiâsaiit, parmi laut d'hommes si 'occuper cette charge, le Sénat a voulu faire, avant toutes lin acte de haulc el paternelle bienveillance. Il a mis un une longue épreuve ; il a décidé que l'ostracisme, cet ea- .6 de la cité antique, n'aurait pas de place dans notre démoséraleet tolérante. (Aiiplaudissements.) lie, que votre coullance. m'impose m'apprit plus élevée juand je songe à tous ceux dont les talents, l'éloquence et ■ère ont brillé à cette place. Et parmi ceux-ci, je veux mon tour, au nom du Sénat reconnaissant, le sage qui. douze années consécutives et non des moins orageuses de itoirc parlemente ire, a dirigé les travaux de cette Assemiptaudissements.}

Royer a quitlii volontairement cette présidence qu'il avait |ue sorte façonnée à son image, modelée sur cet idéal de de bonté et de justice, qui est la lumière et le guide de sa utaiidissements.)

arqué la fonction d'une trop forte empreinte, pour que ses A y suient jamais oubliés. Au milieu des orages desCougrés, labeurs de la Haute Cour, comme dans la direction des déinaires de l'Assemblée, on l'a toujours vu égal à lui-même, mt sans effort â la hauteur de^ plus grands devoirs, interdans les circonstances les plus difliuiles, une autorité d'une larticulière, faite de bonne grâce et de fermeté el qui a sa .ans la haute probité de l'espi-it et la droiture souveraine nscience. (Applaudiisemenls.]

npariialiié absolue dont il demeure l'éclatant modèle n'est bcz ce maître vénéré, chez ce républicaiu impeccable, le

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