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ÉLECTIONS CANTONALES DE

votées avant la clôture de la session, du 7 au 9 Juillet à la Chambre, le 13 Juillet au Sénat. La Chambre, malgré M. Rouvier, avait adopté, par 241 voix contre 233, un amendement de M. Cornudet, qui remplaçait l'impôt des portes et fenêtres par une taxe de 2,40 p. 100 du revenu de la propriété foncière bâtie. Les ministres des Finances se méfient des taxes nouvelles, dont le rendement est incertain. Battu le 7 Juillet, M. Rouvier eut sa revanche le 9. M. Lebon fit adopter, par 297 voix contre 209, un amendement qui ajournait au l**" Janvier 1894 l'application de la réforme proposée par M. Cornudet.

La session ordinaire de 1892 se terminait donc dans de bonnes conditions pour le Ministère Loubet : il avait perdu M. Cavaignac, mais il s'était fortifié de M. Burdeau. Les élections cantonales s'annonçaient bien ; rien ne semblait devoir troubler la sécurité des vacances; rien surtout n'indiquait que la République dût subir, à quatre mois de là, un assaut plus dangereux que celui que lui avait livré le Boulangisme en 1889.

Le renouvellement des Conseils généraux, les voyages du Président Carriot en Savoie, dans le Poitou et à Lille furent, avec les manifestations parlementaires hors session, les événements les plus intéressants des vacances en 1892.

Aux élections départementales des 31 Juillet et 7 Août, les républicains gagnèrent 181 sièges et les constitutionnels réussirent dans 26 cantons. A Montrésor, dans l'arrondissement de Loches, M. Wilson fut élu au ballottage, contre un parent de feu Raoul Duval, malgré une condamnation à 1 000 francs d'amende pour corruption, lors des précédentes élections municipales, que le tribunal de Loches avait prononcée contre le gendre de M. Gré vy. Cette élection cantonale était le prélude d'une réélection législative. Dans la constitution des bureaux des Conseils généraux, les républicains obtin-

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rent la majorilé dans 84 déparlemenis. Ils eurent le môme Scuccès au renouyeilement des Conseils d*arrondissemeni, où Leuc bénôGae fiuL de 208 sièges pour toute la France:.

Le premier des voyages du Président Garnol fut acoompli du.3 au 5 Septemi)re. 11 eut pour but la Savoie, qui célébrait le centenaire de sa réunion à la. France en 179â. A Aix4es- Bain&, M. Carnol rencontra Le roi de Grèce et Le girand-duc Leuchlenberg. Quelques jours après la visite du Président dans les anciene^ domaines die la Maison de Savoie, ramical Eieunier allait à* Gènes^ avec une escadre française, saluer La chef de cette Maison, le roi Ilumbert, que les fêtes de Gboistophe Colomb avaient attiré dans la ville de marbre.

C'est le io et le 16 Septembre qiu'eut lieu le voyage en Poitou, suivi de la revue du 9* et du 12® Corps k Montmorillon. Dans le discours prononcé ài Poitiers^ en réponse au maire de cette ville, M. Carnot laissa entendre qu à Uexpiration de se& pouvoirs, il ne briguerait pae de réélection.

A peine de retour à Paris, M. Carnot présidait au Panthéon le centenaire de la fondation de la République et, avec sa modestie ordinaice, il laissait la parole à MMi. Loubet, Cballemel-Lacour et Floquet. M. Loubet s* acquittait de sa tâcha avec une dignité calme et correcte, M. Floquet avec un puissant souffle démocratique et M. Challemel-Lacour, q.ui nem^ plaçait M. Le Royer, avec un éclat incomparable K Les Chaxnbres avaient voté 200000 francs pour cette fête du Panthéeui qui eut un caractère grandiose.

Enfin M. Carnot, infatigable, se rendait le 8 Octobre à LilLsi, pour les fêtes commémoratives du siège de 1792.. Il rapporta djeces excursions et de ces cérémonies un. prestige a<ecru, qfui ne fut pas inutile à la déCense de la République daoâ La cri^a^^ qu'elle allait traverser.

(I) Appendice XIII. Discours de M. Challemel-Lacour au Panthéon, le 22 Septembre 1892.

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