LIVRE TRENTE ET UNIÈME
muphli, rentrèrent alors dans la salle d'audience. Ces deux derniers, ainsi que les autres vizirs, obtinrent seuls la permission de s'asseoir, tandis que le reis-eOendi, le defterdar, le Ischaouschbaschi et les généraux se tenaient debout à Tentrée de la porte. De la salle d'audience, le grand vizir, accompagné du muphti et des vizirs, se rendit dans celle où est déposé le manteau du Prophète, et d'où, après avoir* présenté ses hommages au sultan, il retourna dans la première salle. 11 accompagna ensuite tout seul le grand Seigneur dans la salle de la eirconcisionj 3Ù reposaient les trois princes aînés, qui venaient de subir l'opération confiée à Thabile chirurgien en chef; le plus jeune avait déjà été remis à sa nourrice;
« Lorsque Damad-Ibrahim fut retourné dans k salle d'audience, un des confidents du sultan vînt apporter, sur un plateau d'or, les indices irréfragables de Thabililé de l'opérateur, indices que le grand vizir, puis le muphtî et les vizirs, couvrirent de monceauxd'or. Tous les assistants se retirèrent, après avoir élé revêtus, ainsi que les juges d*armée et les autres ministres, de pelisses d^honneur et s'être prosternés devant le trône dans Tordre hiérarchique.
a Pendant que les vizirs se reposaient, hors de la salle d'audience, sur les sofas dressés dans la cour vn. i4
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HISTOlftEDELA TCKQUIE.
lie marbre pour les chambellans, les fonctionnaîi-cs subalternes qui avaiciil ligure dans cette fétc^ tels que Tuispectcur àe la circoncision, le chef de la cuisine, le grand écuyer tranclmnt^ le maître des cérémonies et les procureurs des silihdars et des spahis, furent revêtus de caftans.
ff A rissuc de celte cérémonie^^ les vizirs quittereul le palais, et le grand vizir monta le cheval que le sultan lui avait envoyé, et dont les harnais en or et en émail ctaientcslimésà une valeurde cent bourses d'argent. A Too^^asion de la ciixoncision du Bis du grand vizir, les quatre jeunes princes envoyèrent à ce dernier des chevaux richement liarnachés.
<t Ainsi se termina l'acte solennel de la circoncision, qui, suivant rc!îerapled'Abrahamj est imposée comme un devoir à tout musulman ; mais le temp^ était passé où le sultan pouvait se penne Itrc d'inviter le doge de Venise et Tenipereur à se rendre en personne à Gonstantinople pour assister à celle cérémonie» »
De telles magnificences, à la suite de tels reverS||| attestaient la décadence grecque dans Torgueil musulman. Ne pas sentir son abaissement est la pire décadence, car c*cst celle de rame. La paix de Tempire n'était pas assez glorieuse pour qu'il fût permis à Ach met 111 et à son miniîstrc d'en jouir avec