LIVRE TRENTE ET UNIÈME
le bostandjibaschi, puis neuf chevaux de main, richement caparaçonnés, dont chacun était tenu en laisse par un écuyer coiffé d'un turban en forme cylin-drique.
ff Venaient ensuite le chef des émirs, puis le prince Souleimanà cheval, entouré des gardes-du-KX)rp9, les lanciers et les archers ; à sa droite et à sa gauche s'avançaient à pied le khasseki et Taide-major des écuries , puis venaient, dans une voiture dorée et traînée par six chevaux de race, les princes Mohanw mëd et Moustafa. Ils étaient escortés du porte-^pée et du premier valet de chambre du sultan, qui, se tenant aux portières, jetaient au peuple, sur leur passage, des pièces de monnaie nouvellement frappées. Venaient ensuite le chef des eunuques noirs (kislaraga) et le chef des eunuques blancs (capouaga), les agas de la cour intérieure et la chapelle impériale ; la marche était fermée par les généraux des spahis et des silihdars, suivis de leurs escadrons.
a Comme les palmes étaient trop grandes pour passer sous la porte impériale du sérail, sans qu'on fût obligé de la démolir, on avait eu soin de les dresser hors de son enceinte, tandis que les petites palmes et les jardins de sucre étaient exposés devant la cour de marbre (mermerlik). Le muphti et les oulémas revinrent par la porte du centre , lorsque le grand
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