LIVRE TRENTE ET UNIÈME. tiZ
cades artificielles, copiées de celles de Versaîltes et de Saint-Cloud, y rafratchièsaient Tàir resjplré par les sultanes. L'inaugûraiiôn de ce palais, offert par le grand vizir à Achmet, ftit rbccasiôri de potU^s et de fêtes, devenues historiques j[)ar leur hôttveau té.
C'est du génie somptUébi de vizir qU'é datent lés illuminations des grandes tnôsquéés, imitées tte Saint-Pierre de Ronic, pendant les huils du ratoàdhan, ati moyen dte grands déttii-cerclés dé fer gàtiUs de lampions, afijpélés dfes tunes, p^vœ que pétaj^ht la nuit ils imitent les croiissanls étincelantis au sbléU qui couronneiit lés mirtafcts et les coilpoleé.
Ce Hit encore sôùs son administration Ijué s'établit l'usagé des fêles des lâriiî^ions et ies tûllj[JeS ; elles se célébrèrent tous lés printemps dàhs le jàhlih du sérail ou dans un des palais impériaiit, sitùè sUr l'une ou l'autre rivé du Bosphore. Il était d'ûsàglé, dans ces fêtes, d'illuminer les parterres dé ttilipieà, avec des lampions en verre de couleul-s différentes, en sorte que les parties ombrées dès fleurs, en âe réfléchissant dans les lampions, paràissaierit brûler comme des lampions, et les lampions comnie un second parterre de tulipes. Ainsi, la magniiBcerice des illuminations qui avaient lieu dans l'ariliqiillé à Sais, Se trouva tiranspôrlêe , iaprês lakll dé sie-
cles^ des bords du Nil sur les bords du Bosphore. La plus brillante de toutes les fêles de tulipes et de toutes les illuminations que jamais grand vizir ait données à un sultan, fut celle que Damad-Ibrahim offrit à Achmet ID, dans son palais d'été de Bescbiktasch, en présence de ses nombreux fils ou filles, de leurs mères et de ses iaTorites. € A celte fête assistaient le sultan, quatre de ses fils, Souleiman, Mohammed, Moustafa et Bayézid, les sept princesses ses filles , Oumm Koulsoum, Kadidjé, Aaiiké, Saliha, Aïsché, Rabia et Selneb ; la sultane, mère des quatre princes , que nous venons de nommer, et les quatre mères de princes morts à un âge peu avancé ; les cinq sultanes, épouses légitimes d'Achmet III ( sa première, sa seconde, sa troisième, sa quatrième et sa cinquième femme) ; huit autres sultanes, seize esclaves confidentes des sultanes, et dix confidents du grand seigneur. Parmi les grands officiers de la cour intérieure, on remarquait le kislaraga, le porte-épée , le premier valet de chambre, celui qui lient Tétrier, le chef de la première chambre des pages, le kiaya des baltadjis, le gardien de la nappe, le secrétaire du kislaraga. le chef des cafetiers, l'aide des écuries impériales; en tout soixante personnes, non compris le sultan. Tous reçurent du grand vizir des présents en