LIVRE TRENTE ET UMlÉMÉ. iH
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L'habitude Aûi sultatis, qliatid sérail pdMt passer* à Scutari, est itn' Bosphore à la première aube du jour. Le soh ^t déjà au milieu du del, et les barqtiés doré 1 tilGt III hé se détachaient pas de la plage s c que Ton voit à Sculari. Les soldats se dema le motif de ce retard ; déjà les corporations C slantinople qui le précèdent ou le Suivent (' trajet, les queiiés de cheval, les chevaux de les ittiaiis de la mosquée impériale avaient t le canal depuis longtemps et l'attendaient sur grève d'Asie.
Achmet hésitait encoi*€l Au. fond du sérail, répugnance à s'armer contre un prince légitime qui venait de remonter sur le trône de ses pères, et de donner ainsi lui-»môme l'exemple de l'encouragement à l'infidélité des peuples à leur dynastie, soît remontrances du muphti et du prédicateur de Sainte- Sophie, Ispérizadé (filsdlspcri), soît défiance de la politique du grand vizir, accusé par Topinion d*avoir trempé dans la reddilion de Tauriz à Nadir- Koulikhan, soit plutôt déférence pour les conseils de sa sœur Kadidjé, princesse qui possédait tous les
secrets d'État, et qui avait Tâme et le génie d'un
vizir, Àchmet refusait de quitter le palais.
Le grand vizir, inquiet du mécontentement que ces délais inusités i>ouvaient susciter à Scutari parmi les troupes, envoya au camp IsmaSl-Aga pour lui rapporter ce qui s'y passait. Ismaîl revint dire au grand vizir, en présence d' Achmet, que les janissaires, sous les armes depuis minuit, et trompés d'heure en heure dans leur attente, commençaient à s'indigner du mépris que cette inexactitude semblait leur témoigner.
Achmet III se décida alors à monter dans sa barque. Il fut accueilli par le silence des troupes. La nuit laissa fermenter l'agitation.
L'absence de l'armée, du sultan et du vizir, livra la capitale au hasard de l'émotion publique. Le lendemain, 29 septembre,* un groupe de dix-sept janissaires, restés dans la ville sous le commandement d'un Albanais, nommé Patrona-Khalil, donnèrent tout à coup le signal de la révolution devant la porte de la mosquée de Bajazet, sur la place nommée le Mardié'^iuX'CuUlers. S'élançantde là dans le grand bazar voûté à l'heure où la foule s'y répand pour