‹ Histoire de la TurquieChapitre 117 sur 360 · LIVRE TRENTE ET UNIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE ET UNIÈME

jecrèle^ient avec sa sœur, la sultane Kadidjé, sqn 3onscll intime, qui l'avait suivi à Scutari.Elle avoiia icppis qi^'elle lui avait conseille d'ernmpner avec lui ou de garder spus sa n^ain au sérail tq^s ses principaux ministres, afin de ppuyoip au beseÎH racheter sa vie en livrant seg serviteurs responsables aux rebelles. Il était puit sombre quand le sultaa quitta sa sqpur et débarqua, honteux de céder à la sédition, près de la port^ des Ctinons, sur la grève de la mer qui baigne le kiosk du rivage. 1} se glissa par les jardins ({^Us le sérail. Un ponseil s^y tint, sans désemparer, en sa présence, la nuit et le jour.

Les négociations habituelles s'établirent entre le Marchc-aux'V landes et le sérail. Elles furent vaines ; le grand vizir ne croyait pas suffisamment au danger; Patrona-Khalil se sentait soulevé de plus en plus par le peuple.

a Nous n'avons rien à reprocher au sultan, » répondait à tous les messages de la cour l'attroupement, « mais nous ne nous séparerons pas avant « qu'on nous ait accordé les quatre têtes qui pera dent la foi et la politique de l'empire, celles du

« grand vizir, du kiaya, du muphti et du capilan-

« pacha. »

Achmet, à ces exigences, tenta vainement d'opposer Tappel suprême aux Odèles musulmans, le déploiement du drapeau vert, oriflamme du sérail, promené dans les rues de Constantinople, voisines du palais. Nul ne s'y rallia; il parut au peuple porté dans des mains sacrilèges; une tentative nouvelle fut faile auprès des séditieux. Achmet III livra aux Bostandjis, qui paraissaient neutres entre le sérail et le camp, lecapitan-pacha elle kiaya, et lit dire àKhalil qu'il consentait à la destitution du grand vizir et du niuphli.

(( L'exil du muphti nous suflit, » répondirent les rebelles, « mais nous voulons la vie d'Ibra- « hini. »

La nuit du 29 au 30 septembre enveloppa de son silence et de ses ombres la révolution suspendue sur un trône et la mort sur tant de tètes. Rien ne s'était prononcé pendant les ténèbres. Les meneurs secrets ou ceux qui prétendent toujours avoir inspiré les révolutions, afin d'en partager les dépouilles, commencèrent à lever le masque et à se détacher du sullan, sous prétexte d'aller s'interposer entre lui et le peuple. De ce nombre était le muphti, vieillard qui inspirait aux révoltés plus de pitié que de haine,

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