‹ Histoire de la TurquieChapitre 122 sur 360 · LIVRE TRENTE ET UNIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE ET UNIÈME

dirent les anciens camarades de révolte; « que ccMousli, ton séide, ne parle plus en ministre de ce l'empire ; qu'il ne se présente plus tous les jours. « à la porte du divan avec le faste et l'insolence d'un a kiaya. Crois-tu que le sultan et son grand vizir «aient besoin de vos lumières pour se conduire?

« — Mais, » dit Patrona avec modération , « si a je cesse un instant de veiller sur le sultan et sur « le divan, vous reverrez bientôt en place des minis- « très aussi odieux que ceux que nous avons punis; a je n'ai d*autre but que le bonheur public. »

Mille cris d'indignation se firent entendre aussitôt. « Ce n'est pas d'un homme tel que toi, » lui disaient les janissaires, « que le salut du peuple « dépend. Notre sublime empereur se montre assez «juste et assez éclairé pour que tu lui laisses le a soin de rendre ses sujets heureux. Nous ne souf- « frirons pas plus longtemps qu'un homme comme « toi dicte des lois à Sa Hatitesse, et prétende être « admis au partage de l'autorité souveraine. Nous « te donnons trois jours pour licencier les bandits a que tu payes ; au delà de ce terme, nous les exter- « minerons partout où nous les rencontrerons. »

Vil. M

Humilié, mais obstiné dans son orgueil et dans son ambition de chef de parti, Khalil tenta d'arracher « par la corruption ce quMl n'avait pu obtenir de 1|É| monace.Il {Kirvintà acheter, à force d'or et de pro-^l mossos prodifTués aux janissaires, la nomination de iMuusii, son principal complice, au grade do kiaya ou do pœmitîr lieutenant général de cette milice. H se réservait à lui-môme le poste de capitam-pad^ Djnnum-Pachu , inti*épide et fidèle marin, auqud cû poste était destiné par le grand vizir, et qui était alors à Chio, fut secrètement mandé à la cour. D se concerta avec le grand vizir, le khan desTartarea et un petit nombre d'hommes résolus du sérail, pour purgor Teuipire du triumvirat qui prét^^it rét^'iicr sous le nom des casernes et des caC&s &b. capitale. ', .

Les triumvirs Khalil , Mousli et Âli se croyaient inviolables sous leur popularité encore année : àts déférences apparentes leur dérobèrent habilement le piège, où la vengeance de Mahmoud les attirait Appelés inopinément au divan, sous prétexte qu'on avait besoin de leurs lumières, ils se rendirent sans j déliance, et laissèrent dans la première cour^

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