LIVRE TRENTE ET UNIÈME
Tescorte dont ils marchaient toujours envi- . Le divan, présidé par le grand vizir, en ce du sultan lui-même, était nombreux et mt. Djanûm-Pacha y assistait en qualité de mdant en second de la flotte"; un officier supéâles janissaires, surnommé Pehliwan ou le r, à cause de la majesté de sa stature et de la r de ses bras, avait été introduit secrètement e sérail pour exécuter les triumvirs, et il ait, caché derrière un rideau, le signal ou le te de aon apparition dans la salle pour Texé-
conseil s'ouvrit par une délibération sur la u sur la guerre. Patrona-Khalil insista pour divan déclarât la guerre aux Russes comme les Persans, confondant ainsi, dans son igno-
les deux nations antipathiques aux musulmais qui étaient alors en guerre l'une contre 5. On feignit d'écouter avec respect ses divas patriotiques et d'y souscrire. L'orateur allait rer avec ses deux complices, quand le grand le vieux Mohammed-Pacha, homme indiqué moud comme prêt a lui sacrifier un reste de
se leva et annonça au chef des factieux que ischah, pour le récompenser de ses services, nmait beglerbeg d'Europe, et ordonna en
même temps aux chambellans de service de le revêtir de la pelisse d'honneur, signe de son investiture ; il nomma également Mousli et Ali, les deux autres membres du triumvirat, à de hautes dignités de l'empire. Dans les législations ottomanes, ces nominations étaient probablement nécessaires au supplice des coupables pour les soustraire, par le caractère politique dont on les investissait ainsi, aux tribunaux ordinaires, et pour les ranger au nombre des justiciables du seul tribunal de la raison d'État.
« Je ne veux pas d'un poste qui m^exile de la a capitale, » répondit insolemment Patrona-Khalil; « je n'accepterai que le poste de commandant gêné- « rai des janissaires, qui m'ont nommé d'eux-mêmes « leur chef pour accomplir la révolution. » Cette insulte au sultan et ce défi à son grand vizir soulevèrent un murmure d'indignation dans le divan.
Le Pehliwan, caché dans le cabinet des porce^ lainrSy ne put se contenir plus longtemps, et s'élançant le sabre à la main dans la salle : « Quel est, i dit-il à Khalil, « le misérable assez audacieux pour a vouloir être aga des janissaires? » Puis, provoquant loyalement Khalil à se défendre, afin de le frapper en brave et non en assassin, il croisa le fer avec lui, et, lui plongeant son sabre jusqu'à la poignée dans la poitrine, il l'abattit aux pieds du