‹ Histoire de la TurquieChapitre 124 sur 360 · LIVRE TRENTE ET UNIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE ET UNIÈME

Itan. « Ainsi périssent, » s'écria-t-il, a tous les 3nnemis du sultan et de Tempire ! »

Mousli et Ali, qui s'étaient levés pour défendr*^ ir chef, tombèrent sur son corps, sous le poignard Djanûm le marin. On remit les trois cadavres aux standjis pour les jeter à la mer par les fenêtres du nk des Canons.

àg^nn bruit ne révéla au dehors cette tragédie ^van. On fit courir, au contraire, dans les cours rumeur des hautes dignités auxquelles Khalil et { amis venaient d'être promus. On introduisit, un in, dans le sérail, tous les officiers et tous les solts de leur escorte, sous prétexte de leur distribuer ir part de récompenses, d'honneurs et de pelisses, s bourreaux, apostés derrière la porte, les étran» rent jusqu'au dernier, sans que le soupçon transit de tant de cadavres.

Avant que la mort des triumvirs fût ébruitée dans capitale, tous leurs principaux complices, dési- BS d'avance aux tschaouschs, étaient égorgés, et irs corps flottaient sur la ^ler de Marmara, à mbre des sept tours.

Ainsi triompha la révolution et périrent les in-

slrumcnts de la révolution. Ainsi périssent justement tous c(Mi\ quij après avoir été le bras d'une révolution de palais, de caserne ou de parti, veulent perpétuer, dans Tinlérèt de leur popularité ou de leur ambition personnelle, un mouvement qui peut être quehfuefois la nécessité, mais qui ne peut jamais être l'état permanent des sociétés, monarchic^s ou réj)ubliques. Factieux capable, politique déplorable, Patrona-Klialil, sorte de Mazaniello dos Turcs, avait mérité et prévu son sort. S'il s'était fait justice en disparaissant dans la foule, il aurait laissé la mémoire d'un cbampion désintéressé du peuple; il laissa celle d'un factieux soldatesque, la pire race des factieux. Il aspira plus haut qu'il ne pouvait atteindre : l'audace suffit à faire un tribun, l'éducation seule fait un honmie d'État. Mazaniello et Khalil périrent le jour où ils voulurent gouverner,

Le vieux vizir Mohammed, capable du dernier service qu'il venait de rendre, mais incapable de contenir les séditions que leur succès encourageaità renaître, fut éloigné avecv honneur et nommé gouverneur d'Alep. Kabakoulak-Pacha ou le pacha à l oreille dure y qui avait combiné et ourdi toute la tragédie

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