LIVRE TRENTE ET UNIÈME
ibjurerait le schisme d'Ali, qui avait, disait-il, porté malheur au pays, et formerait, sous Piman Djafar al Sadik, une secte itouvelle dans Tislamisme, jecte qui se réconcilierait dans une orthodoxie commune avec les musulmans, sectateurs d'Omar, pour l'union et la force de la foi.
n instruisit, par des proclamations et par des imbassadeurs, la Porte Ottomane et les souverains mahométans de l'Inde de cette révolution religieuse ie la Perse, qui lui conciliait d'avance les populations dont il méditait la conquête. Les uns ont ittribué cette conversion nationale à la piété de Nadir, les autres à son ambition ; ces deux mobiles s'y confondirent. La religion, âme des hommes de l'Orient, est au fond de toute chose, même du :rime, dans ces contrées de l'enthousiasme et de l'adoration.
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A peine couronné , il reprit e» sens inverse la route autrefois parcourue par Timour, vers les Indes. Il construisit, près de Candahar, la ville ih Nadirabad, ville de Nadir, à l'exemple d'Alexandre, quimarquaitseshaltespardescapitales.Mohammcd- Schah, prince efféminé par le trône, régnait alors
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à Delhi. Le proverbe indien disait de lui qu'il n'était jamais sans un verre à la main ou une favorite dans scsbras.VaincuetcaptifdanssacapitaleyMohammed- Schah reçut du vainqueur le pardon et le sceptre, à condition de céder à Nadir les plus populeuses provinces et bs trésors fabuleux de Tempire. Un massacre de cent vingt mille habitants de Delhi, insurgés contre Nadir pendant qu'il occupait la ville, conflrma par la terreur Tasservissement de l'Inde.
Son retour en Perse, avec une armée chargée de deux milliards de dépouilles et suivie d'un million d'esclaves, rappelle les triomphes de Sapor, de Timour et d'Akbar. D'innombrables éléphants accompagnaient le conquérant et portaient à Ispahan les merveilles de l'Inde. Le trône d'or des Mongols, appelé le paon^ parce qu'il représentait la forme de cet oiseau, dont la queue étincelait de pierreries, était étalé par Nadir devant les populations de la Tartarie, qu'il alla éblouir et intimider à son retour.
Il rentra par Khélat en Perse, et se reposa trois mois à Mesched, dont il avait fait la capitale nouvelle du royaume. En marchant contre les Lesghis, peuplade insoumise d'Afghans, un assassin, caché derrière les arbres d'une forêt, tua son cheval, et le blessa à la main. Son fils Riza-Kouli, qui marchait