‹ Histoire de la TurquieChapitre 182 sur 360 · LIVRE 1 de débriê *, des cadavres à I · texte numérisé non relu

LIVRE 1 de débriê *, des cadavres à I

itlachés âtix tronçons d I

•oleil de juillel ressembl I gûnt à peine de son disque que le vent brisait sur l

' Les vainqueurs môm< \ ne purent pousser «m erî de joie devant leur triomphe. La rage d'un élément avait dépassé celle des hommes. Soixante -deui vaisseaux, frètes, corvettes, galères ou b&tim<mtÉ légers s^englou tirent en cinq heures dans la rade de Tchesmé. Les Grecs de Chio tt des tles tnit^t voir s'écrouler devant eux Tempire de leurs conquérants et se réjouirent de ces représailles dé Tfaiccndie de Byzance.

Ainsi périt la mafitle ottomane. Mais rhômmé cpii assistait à sa ruine s'échappait au môme instant sur un débris pour Id ressusciter*

Constaniinoplé, sans autre protection désormais qub les chiteaux mal armés des Dardanelles, frémit au récit de ranéantissement de sa flotte. L'amiral Éiphinston, qui possédait les deux génies de la guerre navale, Taudace et la promptitude, conjura les deux Orlof de proiiter de là terreur des OIUh

mans pour braver les canons des Dardanelles ^ comme il avait bravé les batteries flottantes du capitan-pacha. Il leur jurait de franchir ce passage gardé par des chimères, et d'aller mouiller sous les murs du sérail pour dicter les lois de la victoire au sultan.

Le vent du midi, qui avait succédé au vent du nord, semblait changer de souffleaucridela fortune des Russes et les poussait dans le canal interdit aux vaisseaux par un autre vent. Le cri d'un millier de (îrccs punis de leur joie trompeuse à Smyme, et à Chio, par les marins sauvés de l'incendie de Tchcsmé, et massacrés dans des représailles populaires, implorait vengeance des amiraux russes. Les pachas et les bcgs exposèrent en vain leur vie pour sauver celle des victimes. L'intelligence avérée des (irccs avec les Russes paraissait à la populace turque un crime digne de mort. Les îles et l'Ionie virent se répéter les forfaits du Péloponèse; la présence des Russes provocateurs portait partout malheur à leurs amis.

Les Orlof cependant n'osèrent pas tenter le passage des Dardanelles. Ils se bornèrent à la facile conquête de l'île de Lemnos, qui, semblable à un immense navire à l'ancre devant l'embouchure du canal, paraît bloquer l'entrée et la sortie du détroit

Page 1