‹ Histoire de la TurquieChapitre 23 sur 360 · LIVRE VINGT-NEUVIÉMË · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-NEUVIÉMË

1 de jours 7 les oulémas, les djebedjis, les janisresde Constantinople, contre un gouTernement I semblait s'enfouir à Andrinople , et qui ne se élait à la térilablé capitale que par le retettlissetit sinistre de ses exécutions. Le jeune caïman de la famille des Kiuperli, &gé de dix-huit ans, ivemait seul la ville avec la rigueur , mais avec [expérience de ses années. Assiégé dans son paj , menacé de mort , destitué par une assemblée révoltés, remplacé tumultuairement par Hassan; :ari4^acha, homme agréable à la multitude, il ît impuissant à réprimer un soulèvement qui ingeait d'heure en heure le murmure unanime en olution. Le peuple et les soldats proclamaient s ses yeux un grand viîir, Ahmed-Pacha, et muphti, Mohammed-Effendi, en défi au grand r et au muphti d' Andrinople. Les portes de la e, fermées par ordre de ce gouvernement poaire , interdisaient toute communication avec irinople.

îependant, Mustapha II, dont les négociateurs, oussés des portes de sa capitale , se retiraient s avoir pu se faire entendre, tremblait dans

AnJi'inoplc. Une armée de cinquante mille rebelles, sortie en peu de jours de Constanlinople, s^avançait menaçante sur Andrinople. Parvenue à Hafssa, station voisine de cette ville , l'armée s'arrêta d'ellemême comme intimidée de l'attentat qu'elle allait commettre, et envoya des députés au sultan.

c( Ce n'est point contre notre padischah que nous « nous sommes levés, » dirent les députés à Mustapha, « c'est contre les ministres odieux qui abusent « de son autorité qu'il leur prête , pour décimer « les meilleurs serviteurs de la foi! Qu'on nous lice vre les têtes du vizir et du muphti, etnousrentre- « rons sous l'obéissance due au successeur des « khalifes ! »

Mustapha II, après avoir laissé si longtemps gronder la révolte, espérant qu'elle s'éteindrait d'ellemême, fit sortir trop tard l'armée d'Ândrinople, déjà ébranlée, pour anéantir les rebelles d'Hafssa. Soit timidité, soit dédain pour cette populace ameutée, il ne sortit pas de son sérail avec ses défenseurs. Son absence abandonna son armée à la contagion de la révolte. Le muphti des factieux, s'avançant hardiment entre les deux lignes de musulmans prêts à s'entre-tuer , éleva le Coran au-dessus de sa tête et s'adressant aux soldats de Mustapha II :

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