‹ Histoire de la TurquieChapitre 24 sur 360 · LIVRE VINGT-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-NEUVIÈME

« Où courcz«vous? x> leur diUil^ a et contre qui tf tîreZ'Vous vos sabres ! frères égarés, ne sommes^ « nous pas tous du même sang, de la môme reli*c gion, soumis aux mêmes lois? Le peuple n'a pas c pris les armes par un coupable esprit de révolte ; < nous ne voulons que la punition des parjures et et des infidèles, qui ont foulé aux pieds les préceptes « sacrés de ce Coran que nous adorons comme vous; et toute résistance est un crime ; ne devenez pas « leurs complices ; Dieu et notre saint Prophète « combattraient pour nous , et ce sont eux qui € vous puniraient. »

A ces mots, les deux lignes se confondent, les armes tombent des mains des Ottomans, et les deux armées, réconciliées dans la même indignation contre la cour, entrent ensemble à Andrinople,

Le grand vizir Rami-Pacha et le muphti Feizoullah n'avaient pas attendu cette rentrée des troupes pour s'enfuir, l'un à Varna, l'autre par des sentiers détournés à Constantinople. Mais Mustapha II, prévoyant qu'il aurait à sauver sa propre tête en livrant les têtes de ses deux conseillers, avait fait suivre le muphti fugitif par quelques bostandjis

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