LIVRE TRENTE^CINQLIEME. Itt
es cadavres et des marmites aux pieds du mmvtxm
larius.
XK
Des épisodes atroces signalèrent ces prascripions.
Un des proscrits s^étant réfugié cbex mi juif de on intimité, avec une cassette qui renfermait ses résors, fut trahi par son hôte, qui voulut s^onparer e ses richesses en livrant sa tête au boorreao.
Un autre, en cherchant à gagner Tabri du sérail, it reconnu par les assassins^ qui poussèrent la rage squ'à dévorer son cœur sanglant.
Celui-là, réfugié dans la maison d*un jardinier ^Cy fidèle à son malheur, mais craignant à la fin perdre son sauveur, alla se livrer lui-même ne et résigné aux yamaks. Sa vertu, sa figure 'arable, la lassitude d'immoler peut-être, attenant la multitude étonnée de la sérénité du mou-
— Braves janissaires , » dit Cabatchi-Oghli,
mfiance de ce vieillard n'est-elle pas le pré-
de son innocence? Faut-il qu'il meure ou
vive î C'est à vous de prononcer.
i Qu'il vive ! » s'écria la foule, et celte foule,
aussi versalile en Orient qu'en Europe, lui lit cortège jusqu'à sa maison.
Le peuple , lassé de Tictimes >'ulgaires, demandait à grands cris, à travers les portes fermées du sérail, la tète du bostandjî-baschi , le général des gardes personnels du palais, jeune favori aimé entre tous du sultan. Sélim III, qui entendait ces * cris, tremblait que la sédition obstinée ne s'apaisât qu'au prix d'une victime qu'il ne pouvait livrer sans livrer son cœur et sa conscience aut factieux. A ces cris de mort pou^s contre lui, et que la résistance de Sélim changeait en cris de rage et de malédiction contre le sultan lui-même, le jeune esclave, estimant plus le salut de son maître que sa vie, se jeta en larmes aux pieds de Sélim et le conjura de Te livrer mort à ses ennemis, afin que sa tête, jelée au peuple, préservât celle de son âniî.
Sélim hésitait et faisait un geste d'horreur. U boslandji insistait, en Implorant la mort comme les lâches implorent la vie.