‹ Histoire de la TurquieChapitre 237 sur 360 · MU · texte numérisé non relu

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(Icîiiaiulriit à {iraiuls cris sa liMo. Le inuphti Irioninhaiil s'iiiltM'poso entre les séditieux suscités par lui-inémc et son ancien complice. Un reste de pilic pour ce rival (lé>oi'niais abattu rengagea lui laisser (léilaigneusemenl la vie. Un lointain et honteux t'xil relègue le caïmakani dans une bourgade de la Syrie.

Un complaisant de sérail, un honiuie d*iiitrîgue. Tavar-Paclia, Muipçonnc de vénalité et d'intcUiguncc avec les Hn>scs, fut choisi parle Grand-Seigneur, à Tinsligation du muphti, pour remplacer Texilé dans la vice-ro\aulc de Conslantinople. Le Grand-Scigncur, indillcrent à Tusage qu'on faisait de son auloiilé, ne songeait qu'à dévorer sou règne ri à jouir des splendeurs et des apparences du pouvoir suprême; le muphti ne songeait qu'à pressurci Tempire et à entasser dans son trésor ces richesses portatives dont les Osmanlis croient toujours faire le ga;:e de la continuation de leur puissance, et qui deviennent toujours l'euNie et la proie deleurs suc- •joseurs.Le nouveau caïmakamne songeait qu'à st! mainlenir par une souplesse qui cédait à tout, par les cérémonies et hîs fêtes prodiguées au sultan, par robéissance au muphti. Un seul homme reprenait une autorité réelle sur l'opinion et dans les affaires» : \:'élait Cabatchi Oghli. Celte seconde victoire faisait

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de lui l'arbitre caché de Teinpire, de la capitulé et du sérail. Il acquérait le respect par la modestie, et le prestige par la djstaiice. Caché aU fond dil Boi^* phorc, à quelques heures de Constantinople, dftlW im des châteaux qui ffennetil l'embouchure de la nier Noire, au milieu de ses yamaks, il régnait de là, invisible, par ses menaces ou par ses conseils.

Les ambassadeurs recherchaient en secret si faveur pour leurs cours; le général Sébaslîaiiî eut l'art de l'attacher, par la franchise de ses matliëres ot par son caractère de représentant du héroà de l'Europe, aux intérêts de la France.

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Suspendons un moment le récit des événement» de Constanlinople, pour voir, dans une bourgade d'Allemagne, Pcffet produit sur l'âme de Napoléon par la nouvelle inattendue de la déposition d'un sultan. Napoléon, vainqueur, quelques jours avant, des Russes h Friedland, se délassait à Tilsitt dant un armistice, en dictant les conditions de la paiH; Le secrétaire d'ambassade, porteur des dépèches dU général Sébastiani, y arriva dans la nuit, après avoir traversé le champ de bataille encore fumant de la

dernière victoire. Rien ne pourrait égaler la grandiose et pittoresque naïveté de cette entrevue et de ces entretiens racontés par un des deux interlocuteurs:

c( Tilsitt, » dit-il, « est une petite ville régulière et nouvellement bâtie ; ses rues sont larges et tirées au cordeau ; ses maisons peu élevées étaient peintes de couleur vert pomme, blanche et rosée. Celle où logeait l'Empereur, située sur un grand espace irrégulier formant place, avait deux étages à Texposition du plein midi, ce qui, par une chaleur de plus de trente degrés Réauraur, était moins un avantage qu'un inconvénient. Ce n'était point un palais, mais une habitation dans de bonnes et agréables conditions. En avant se présentait un perronà double rampe circulaire en fer, décoré, suivant le goût du Nord, d'ornemenU contournés en cuivre et de pommes luisantes du même métal. Il conduisait à un rez-de-chaussée, puis à un premier étage, vaste et élevé, revêtu à l'extérieur de hauts pilastres cannelés, supportant un comble à Titalienne, qui masquait les toitures. Mon excuse de parler de cette demeure illustrée par le séjour de Napoléon, c'est qu'elle fut plus tard détruite par un incendie. Au dehors, il y avait deux guérites pour les sentinelles de service et un poste de grenadiers de la garde;

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