‹ Histoire de la TurquieChapitre 252 sur 360 · LIVRE TRENT&SlïtIÈltB, i · texte numérisé non relu

LIVRE TRENT&SlïtIÈltB, i

gler Cabatchi-Oghli et à prendre à sa place le cgm^ mandement de tous les châteaux et de toutes les batteries du Bosphore*

Ces dispositions prises et le détachement parti| Tarmée commença son mouvement sur la capitala* Baraiktar ralentit^ à dessein, la marche, pour àioih ner le temps à Hadji-<-Àli de tenter Texécution de son entreprise et pour ébranler peu à peu Timagi^ nation du peuple, étonné de ce retour, dont le mU tan n'avait pas donné Tordre. Il faisait rassurer les populations par des bruits de paix définitive conclue av^ tous les ennemis de Tempire, et du prochain licea^i^ment de tous les régiments. Coustaptinopl^ et le 3érail étonnés ne savaient à quelle audace ou à quelle obéissance il fallait s'attendre de la part d'une armée marchant ainsi d'elle-même , et n V saient s'en assurer en l'interrc^eant. Les jours s'usaient en incertitudes. Le sultan, affectant la séf* curité, n'interrompait ni ses cruautés ni ses plaisirs.

Baraiktar attendait avec anxiété des nouvelles d^ l'interprète d'Hadji-Ali. Il envoyait émissaire sur émissaire du côté des montagnes qui encaissent le Bosphore, pour lui rapporter les preoûères rumeuri

du succès ou (le la perte de son détachement : aucun

ne revenait.

Cependant Hadji-Ali, après une course de trentesix heures par les sentiers le moins fréquentés du Balkan, et calculant les pas de sa cavalerie sur la marche du soleil, était arrivé sans être découvert, à quelque distance de la mer, dans une gorge boisée séparée seulement par une colline basse du village de Fanarki. Il y fit reposer ses chevaux, rafraîchir ses soldats, préparer les armes ; il anima à voix basse ses camarades de Tintrépide résolution dont il palpitait lui-même. Le sort de l'empire était entre leurs mains : ils jurèrent de le sauver ou de mourir. Hadj i-Ali attendit que les premières heures de lanuit eussent été chantées sur les minarets de Bouyoukdéré avant de faire franchir la colline à ses cavaliers et d'entrer dans le village de Fanarki. 11 y fondit comme la foudre ; il cerna la demeure où Cabatchi- Oghli dormait sans défiance dans son harem. A la tête de quatre de ses hommes, descendus de cheval et cachant leurs armes sous leurs manteaux, Hadji- Ali frappa à la porte de la maison, en disant qu'il apportait une dépêche très-pressée de Constantinople.

A ces paroles, le portier, les esclaves et quelques yamaks, domestiques de la maison, se hâtent d'où-

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