LIVRE TRENTË-SIXIÊMÉ. H
se ressemblent sous tous leè costumes et sOUâ tôUô^ les soleils!
La salle principale du palais de Baraiklar fut le divan où se réunirent les représentants de Peittpîi^er Ils y trouvèrent le grand vizir entouré dèâ ministres,' des conseillers de la couronne et de toute» les pompes de la souveraîneié. Baralktar prit la J^âfolé au nom de son mattre.
a Fidèles soutiens de Pempîre, >> leur dit-îl, « S « vous les plus illustres et les plus puissants de la ft race des Osmànlis ! notre maître à tôué M'a « chargé de faire appel à votre sagesse et de prendre « vos conseils sur les nécessités du peuple innom- « brable qu'Allah lui a remis à gouverner. Nos « conquêtes en Asie, en Afrique, en Europe, nos « victoires de plusieurs siècles sur nos ennemis, nos « derniers combats et nos triomphes ici même sur c( les factions intérieures, prouvent assez au monde « que le courage des Ottomans n*a pas dégénéré.,
« Mais des revers successifs dans nos dernières « campagnes, nos frontières insultées et rétrécies a pour un moment par les Russes et les Autri- « chiens, nous montrent (jue Dieu nous punit
« d^avoir négligé les sages institutions de nos anc( ce très.
« Personne n'a plus de vénération que moi pour « la glorieuse milice des janissaires, à laquelle j'ap- « partiens moi-même. Cette milice redeviendrait « invincible comme elle le fut si longtemps, si de « pernicieux abus ne s'étaient introduits dans ses « rangs et n'avaient corrompu l'institution d'Hadji- « Beglasch. Les emplois vendus, les casernes chance gées en vils bazars, les chefs achetant les grades c( de l'indiscipline des soldats, les ortas infectées de oc vices, les exercices du canon abandonnés comme c( des pratiques indignes de ces mains oisives, les « rançons arbitraires imposées aux sujets du sultan « rajas ou giaours, au lieu de veiller au maintien « des règlements, à la police de la capitale, à la « sûreté du sultan ; l'ignorance, la paresse, Tinsu- « bordination, l'insolence d'un corps refusant aux « braves Osmanlis le droit de sauver un pays qu'ils « ne veulent plus servir eux-mêmes , voilà les « janissaires d'aujourd'hui!
« Leur solde, qui ruine l'empire, ne sert, vous « le savez, qu'à salarier les domestiques des grands « et les vils rebuts de la populace turbulente de la « capitale. Leurs titres d'inscriptions dans les rangs, « titres qui donnent droit à une solde journalière et