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LIVRE TRENTE-SIXIÈME

) sultan Mabmoud contemplait^ du haut de la du sérail, ses troupes en fuite et sa capitale imée. Saisi à la fois du sentiment de sa défaite

pitié pour tant de victimes, il ordonna à Cadia de ne plus répondre du haut des créneaux canons et aux fusils des janissaires. Il fit lancer lessus les murs un décret impérial qui ordonà Taga de cette milice de suspendre la lutte et êter rincendie. L'aga, affectant de conserver spect à Tordre de son souverain, fit abattre les DUS et concentra le feu dans les foyers étroits puleux qu'il avait à demi dévorés. Le peuple, 'aveur de cet incendie éteint et du feu des cré^ X ralenti, inonda en plus grande masse la place érail et les rues qui circulent au pied de ses lilles. Il élevait jusqu'au ciel ses malédictions e Baraiktar, Caraman-Oghli , Ramis, Cadia, les bostandjis, les seymen, les pages, le sului-même. Des voix menaçantes criaient : Vive apha! et faisaient entrevoir à Mahmoud le sort 3lim. Entre sa perte certaine ou le rétablisnt de son autorité et de la paix dans l'empire,

avait qu'une résolution, la mort instantanée

(le Mustapha. Les serviteurs, les conseillers, les eunuques de Malimoud se précipitèrent à ses pieds pour l'obtenir. Après avoir résisté deux jours, il y consentit enfin. Ce fut le salut d'un jour, le remords et le deuil de toute une vie. Mustapha IV, condamné d'un geste, cessa de vivre entre les mains des mêmes bourreaux qu'il avait envoyés à Sélim m.

Ce prince, comme tous les princes cruels, ne sut pas mieux mourir qu'il n'avait su régner. Cadi- Pacha, vaincu, rendit à son maître le triste et dernier service de présider à cette exécution.

Ce fut le dernier crime de ce sérail où le fratricide avait été pendant cinq siècles l'échelon de Tompire. Gloire au temps qui ensevelit aussi les forfaits d'État!

LU

La foule ignorait encore la mort de Mustapha; mais toujours tremblante du retour sans cesse annoncé de Baraiktar, elle se précipita par toutes les issues dans son palais, aussitôt que Tincendie aflaissé lui permit de franchir les poutres et les solives enflammées. Les hommes du peuple n'attendaient pas que les cendres fussent refroidies pour

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