‹ Histoire de la TurquieChapitre 297 sur 360 · LIVRE TRENTB-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTB-SEPTIÈME

sa proclamation aux Serviens, a j'ai fait écrire ici, « par mon plus jeune fils Michel, mesnom et pré- « noms dans cet acte, et j'y ai fait apposer mon a sceau afin d'attester qu'il émane de moi. »

L'auteur de ce récit a reçu lui-même Thospitalitc, quinze ans après ces événements, dans la famille princière, mais toujours patriarcale de ces bergers devenus rois des forêts de la Servie*

La chute de Napoléon, la restauration de la mai* son de Bourbon en France et la paix du monde promettaient à Mahmoud II une politique plus pondérée, et, par conséquent, plus équitable envers l'empire ottoman. Il faut reconnaître aussi, à la gloire de la vertu sur le trône, que la magnanimité et la modération de Tempereur de Russie, Alexandre, et de ses ministres, correspondaient providentiellement à celle détente générale de l'univers politique, et offraient au sultan, s'il avait eu des ministres dignes de lui, des circonstances favorables à la régénération de l'ordre intérieur et de l'armée en Turquie* Napoléon en s'éteignant semblait avoir éteint le feu de la guerre universelle qui consumait depuis seize ans l'Europe et l'Asie. Les peuples et

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les princes respiraient; la paix et la liberté rendaient aux nations ce qu'elles avaient perdu en «gloire militaire et en conquêtes.

Mais l'empire ottoman, quoique gouverné par un sultan à qui la fortune seule manquait pour être un grand homme, ne participait pas à cette paciCcalion du globe. Ses mauvaises institutions, nées de la conquête et pour la conquête, s'accommodaient aussi mal de l'état de paix qu'elles étaient devenues, par la désuétude des choses, inaptes à l'état de guerre. Le système de V administration des provinces à forfait par des pachas dont la mort était la seule responsabilité, et le système prétorien des janissaires, devenus la terreur du trône etl'indisci|)line de l'armée, énervaient l'empire, quand il cessait un moment de le démembrer. Mahmoud U luttait péniblement et jusque-là malheureusement conUe ces deux vices chroniques de l'empire. Ses piît'has devenaient des rebelles partout où ils cessaient d'être des esclaves.

La situation de l'Arabie, de l'Albanie, de la Servie, de la Valachie, de la Moldavie, des régences d'Alger, de Tunis, de Tripoli, de la Syrie, du mont Liban, de TÊgypte enfin, ce royaume des Pharaons , ressemblait plus à une confédéralion ({anarchies qu'à un empire. En Arabie, les Wtha-

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