‹ Histoire de la TurquieChapitre 307 sur 360 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

a Ainsi le voulait le destin, » répondit Abdallah ;

« maintenant la guerre est finie. »

« Si vous voulez encore vous défendre, » répliqua le pacha, ce je vous donnerai de la poudre et a desmunilions.

« — Non, seigneur; Dieu a favorisé vos armes. a Ce ne sont point vos soldats qui m'ont vaincu. « c'est lui qui a voulu m'humilier. »

Des larmes étaient prêtes à couler de ses yeui. Ibrahim chercha à le consoler, en lui disant que bien des grands hommes avaient aussi éprouvé les vicissitudes de la fortune. Le chef des Wahabites demanda la paix. Son vainqueur lui accorda tout ; mais il lui repondit qu'il n'était point autorisé à le laisser à Derreyeh, que l'ordre de son père était de l'envoyer en Egypte. Abdallah réfléchit un instant, et demanda un délai de vingt-quatre heures pour donner une réponse décisive su» le parti qu'il avait à prendre. Après le café, qu'Ibrahim lui avait fait servir, ainsi que la pipe, il se leva et sortit de la tente avec le même cérémonial qu'il avait observé en entrant. Son fils, Sooud, qui était détenu prisonnier, lui fut rendu. Le pacha conçut des inquiétudes sur le résultat de cette conférence. Il craignait que le prince, déchu de son pouvoir, n'eût pris la fuite, ou ne se fût donné la mort avant de se décidera

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