LIVRE TRENTE-SEPTIÈME
La guerre contre, les Wahabites, rexterminalion des mamlouks, Tarmée, la flotte, l'administration égyptiennes, égales désormais aux institutions d'un vaste empire, avaient fait du marchand de tabac de la Cavale un prince nominalement soumisau divan, mais en réalité trop puissant pour un vassal. Avec la patience et la longanimité qui semblaient en lui des pressentiments de sa longue carrière, A|éhémet temporisait avec son ambition, toujours disposé à prêter son obéissance au sultan, pourvu que le sultan ne lui demandât jamais l'Egypte.
Mahmoud , accoutumé par Texemple de ses ancêtres à ne pas sonder trop profondément la fidélité de ses pachas, se payait en apparence de ce zclo affeclé pour son service et appelait les trésors et les armes de Méhémet-Ali dans toutes les crises de son règne. L'heure approchait où le sultan Mahmoud allait recueillir le fruit de cette politique en se servant du vainqueur des Arabes contre les Grecs*