‹ Histoire de la TurquieChapitre 323 sur 360 · LIVRE TRENTE-HUITIÉHE · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE-HUITIÉHE

« et du Da ^ ^ cédoniens, aux ar-

« mes ! que votre sang s'allume comme du feu !

« Dauphins des mers A l'Hydra, de Psara,

« des Cyclades, entende [1 a voix

a de la patrie? Montez vos is,

« foudre^ tonnez, brû! j i

c l'arbre de la tyrannie ( a que la croix triomp] le

« de la victoire et de la > ! i>

Ace chant du poète , les Turcs, préci-

pités des hauts lieux, s'ei ient dans les der-

nières villes du littoral , où les remparts leur assuraient un asile, Tripolizza, Monembasie, Coron, Modon, Navarin. La capitale de la Valachie, Bucharest, tombait au pouvoir de Vladimiresko, tribun d'une démagogie chrétienne, soutenu par une poignée d'Albanais. Ypsilanti, vacillant, temporisateur et irrésolu, campé aux portes de lassy, capitale de la Moldavie, y consumait le temps en vaines négociations avec les Russes, dont il attendait l'autorisation et les secours. Bientôt attaqué dans son camp par les Turcs, revenus de leur première terreur, il succombait glorieusement avec les hétéristes, et cherchait un refuge sur le territoire autrichien ; il y mourait désavoué de l'Europe et suspect d'ambition trompée par ses compatriotes.

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