‹ Histoire de la TurquieChapitre 324 sur 360 · VIII. 2i · texte numérisé non relu

VIII. 2i

Mais ce désaveu de leur cause par l' Autriche et par la Russie et la défaite d'Ypsilanti n'étonnaient pas la valeur désespérée des Grecs du Péloponèse et des îles. En Valachie et en Moldavie, c'étaient la politique, le libéralisme et Tambition qui avaient armé des révolutionnaires spéculatifs. Dans la Morée, dans les montagnes et dans les îles, c^étaient la religion, la race, la patrie et le fenatisme qui soulevaient le peuple, la mer et le sol. Il n*y avait de repos pour une telle insurrection que dans la victoire ou dans la mort.

Ce fanatisme de la religion, de la race et de la patrie ne brûlait pas avec moins de flamme parmi les Ottomans. C'était pour eux une seoèbde conquête à faire, île par île, village par village, de la terre conquise par leurs ancêtres et de la souveraineté de rislamisme. Le sultan, en réprimant la rébellion, aurait voulu préserver les populations rebelles de la ruine et de la mort, car l'anéantissement de six millions de Grecs, sa richesse et sa force, était un suicide pour la Porte. Mais le peuple et les janissaires, irrités et tremblants, ne voyaient de salut que dans l'extermination des chrétiens ,

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