‹ Histoire de la TurquieChapitre 347 sur 360 · LIVRE TRENTE-HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE-HUITIÈME

tirent en vain par les portes et par les fenêtres du vaste édifice; un intrépide canonnier, nommé Mous^ tafa, brave leur feu pour l'éteindre, et s' avançant une torche à la main vers une espèce de bazar en planches, qui servait d'étaux aux bouchers des ortas, et qui bordait les casernes, il y allume un foyer immense qui, aidé par le vent, souffle la flamme et la fumée sur les casernes. En un moment les tour* billons de feu enveloppent Tédifice, et s'y commua aiquent, pendant que des volées de canons chargés ï mitraille foudroient les murailles et jonchent do cadavres les fenêtres, les cours, les portes par le&« ïuelles les janissaires tentent d'échapper aux flamn Des, La fumée de ce vaste bûcher dont trois millû •ebelles aspiraient en hurlant les flammes, s'éleva rientôt au-dessus de rEtmeïdan, de la mosquée l'Ahmed, des cyprès des jardins du sérail, et apprit lUx Européens de Péra (partie de la ville séparée )ar un bras de mer du quartier des Turcs) qu'un Irame sinistre s'accomplissait sous ce nuage sans [u'ils pussent en comprendre encore la cause, la )ortéc et le résultat. Le canon répondait coup sur joup au cri de la soldatesque immolée dans son re* )aire. Ktaient-ce des cris de victoire ou des cris de nort? Nul ne le savait encore dans l'immense ville. Toute la crise d'oii allait dépendre le sort de l'em"

pire était concentrée dans Télroit espace entre U

porte du sérail et les casernes de TElmeldan.

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Les janissaires n'étaient plus ; tout ce qui n'avait pas péri dans les flammes ou sous la mitraille se dérobait par la fuite à la vengeance tardive, mais inexorable, du peuple et du sultan. Hussein et les autres pachas vainqueurs Grent dresser une tente sur le champ du carnage, et à Tcxemple de Sylla dans les grandes proscriptions de Rome, ils lancèrent leurs bandes armées dans tous les quartiers de Gonstantinople à la poursuite des janissaires échappés à rincendie et à la mitraille ; chefs et soldats traînés devant leur tribunal y furent décapités et jetés à la mer. La terreur que ces hordes séditieuses avaient, pendant tant de siècles, répandue dans le sérail, plana à son tour sur tout ce qui avait appartenu au corps des janissaires. Mahmoud avait vengé Sélim, et il put enfin se dire souverain. Il avait joué dans une journée décisive, héroïque, mais lentement préparée, sa vie, le trône, Tempire. Sa volonté avai ; triomphé ; pour régénérer maintenant Tempire, il ne lui fallait que du bonheur. Les réformateurs n'en ont jamais qu'après leur mort.

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La révolte éUdt an^tie. Uif grand nombre dé janissaires avaient pèfdu la vie dam^le ^0«dit 'Ceux qui s'étaient sauvés du^samage et toîis^ufite partisans, remplis d'inquiétttéaetd'effroî^ se jeiuôeiit soigneusement cachés. Cependant la prudenctiilljit^ seillait de prendra, des mesures d|e sùreti^ et dé faire uneipolice exacte. Des postes nombreux furent étth» blis tant à Tintérieur qu'aux pbrtes.dtf Critltanti- Wisph et dans les villages des environs. On prescrir vit des perquisitions sévères et la plus grande «gilax^ce. ^ ; .

Après leur victoire, Hussein-Paclm et Mohammed* Pacha avaient fouillé soignefusement les.casémes et les alentours. Tous les janissaires et leurs adhé* rents, échappés de rEtmeidan, que Ton put saisir là et ailleurs^ furent envoyés sous bonne escorte à rhippodrome.

La nuit suivante, les recherches continuèrent avec activité. Un grand nombre des piromoteurs de rinsurrection furent reconnus et saisis, sous différents déguisements. Beaucoup d'autres rebelles furent arrachés du fond des cachettes où ils étaient tapis comme des serpents transis de froid ^ dit le

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récit turc. Amenés successivement an tribunal du •zv-mA vizir. iU furent froudroyés par la vpngrnnre •: i -> et livrée aux (p'iffrs de la strangulation. Parmi eux se trouvaient tous les officiers, sousofficiers et anciens, dont la pernicieuse influence IV lit a^lé Ctcnmuire de la chaudière de la sédition, notamment , l'ancien Seymen-Baschi Moustafa ; le ^ice intendant Moustafa; Yousef-ie-Kurdc, Mous* taî'.t , administrateur du 25* orta ; son frère, Moh.u::UiLJ le pàlissidr ; le cuisinier-maitre du 5* orta, :ui avait tait sortir les marmites du régiment des armuriers ; le matelassier Hussein, ancien cuisinier :ria::ie : le chaudronnier Nedjib, homme au teint cuÎNré. a l'aspect sombre et farouche, sur F horrible

■ : :' ., .r» >' ?/i6.\iir gravé le proverbe: Le fils du 1 ?: ->: ;.. ^.:iA juun loup. Son père, le chau-

.r.r.r.ier M ustala, avait été le plus acharné des ta.'.i-.ux, le plus ardeni instigateur des troubles l\?.s -A Cv/.àsiroj'he qui coûta la vie et le trône au

Av: ::;:v.bro de ces victime^ était encore le com-

:■.; v..:.\::: vies pompiers qui avait eu une part active

Ia" s : -..c:- les séditi-^ns. Depuis longtemps il s'en-

..": .ss,;.' ;.; r.v. r. i s o: lirait du trésor des sommes

>. l; rai .; s. >.nis j i cîoxte de réparations et renou-

* . : :";:.; vies pcmpos. * Aga, » lui dit le vizir, « toi

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