LIVRE TRENTE-HUITIÈME
le Pempire, furent expulsés de la capitale et reniroyés dans les montagnes du Taurus, qu'ils infectaient, de tout tenips^ de leurs superstitions, de leur mendicité et de leurs scandales. En quelques mois une armée régulière attesta par son courage et sa^iscipline le génie naturel des Ottomans pour la guerre. Mahmoud n'avait pas seulement détruit, il avait créé.
Mais la vertu de l'empereur Alexandre ne contenait plus l'ambition russe dans les conseils de Saint-Pétersbourg. La complicité de la France et de l'Angleterre dans le démembrement de la Grèce fit présumer à l'empereur que ses alliés lui livreraient sans objection les frontières de l'empire ottoman. Les armées russes, sous de vains prétextes de contrainte sur le Divan pour l'amener à ratifier l'émancipation du Péloponèse, franchirent le Danube au nombre de cent vingt mille hommes. Les Russes étaient convaincus que l'empire, énervé par l'extermination et la proscription de quatre cent mille janissaires, fléchirait au premier geste devant eux. Les ambassadeurs de France et d'Angleterre abandonnèrent lâchement Mahmoud à la pression des Russes.
Mahmoud, délaissé par ses alliés naturels, ne se découragea pas. Cent mille hommes, sous le
commandement d'Hussein-Pacha, l'exterminateur des janissaires , se réunirent de Varna et de Schumla à Belgrade, pour couvrir et défendre les forteresses de l'empire. L'empereur Nicolas do Russie vint animer ses généraux de sa présence, Ibraïl et Matchin tombèrent au pouvoir des Russes. Varna, où le capitan pacha Islet s'était renfermé, soutint deux mois d'assauts héroïquement repoussés des Russes. La trahison ou la lâcheté fit ce que les armes n'avaient pu faire. Le pacha de Varna, Yousouf, passa au camp des Russes, déclarant que l'obstination du capitan-pacha sacrifiait en vain les restes d'une ville incapable de se défendre. Les Russes firent un sort splendide à ce transfuge, riche cependant dans sa patrie d'immenses domaines près de Séros on Macédoine. Varna succomba.
Le grand vizir Selim-Pacha, disgracié par Mahmoud pour son inortie , céda le sceau de l'empire au courageux Islol-Paoha vaincu, mais vaincu par la trahison seule à Varna. Son intrépidité était tout son génie militaire. Impuissant contre les Russes pondant la campagne do 1829 sur le Danube, Islet- Pacha fut ivmphuô par Roschid-Pacbâ, qui livra la halaillo do Kulolscha, où les Turcs se serviront |HMir la pronuoro fois de la baïonnette conm» los Russes. Si^humla couvrit la retraite impo-