‹ Histoire de la TurquieChapitre 49 sur 360 · LIVRE TRENTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTIÈME

habitant ne réclamant la malheureuse orpheline, il fut obligé de s'en charger et de l'emmener avec lui dans toute sa tournée.

« De retour à Riga, lieu principal de sa résidence^ il remit cette pauvre créature à sa femme pour qu'elle en prît soin. Celte vertueuse dame, ayant bien voulu s'en charger, l'éleva auprès de ses deux filles, qui étaient à peu près du même âge, et la garda chez elle, en qualité de servante, jusqu'à l'âge de seize ans, temps auquel on jugea qu'elle s'ennuierait bientôt de son état.

« On prétend, en effet, que le superintendant s'était aperçu que son fils regardait cette servante dHine façon plus tendre qu'il ne convenait dans la maison d'un archiprêtre , et que , de son côté, la fille n'était pas indifférente à l'amour du jeune homme.

« Quoi qu'il en soit, ses maîtres, dans la crainte que, malgré la bonne éducation qui lui avait été donnée, la nature ne subjuguât sa raison au moment qu'on y penserait le moins, jugèrent à propos de la marier promptement à un jeune traban en garnison à Marienbourg.

« Il ne manqua rien aux formalités du mariage, et si cette cérémonie ne se fit pas avec beaucoup de magnificence, rené fut pas du moins sans un jjrand

98 lUSTOlRE DE LA Tl RQllE.

lioncuurs^ Je iiioiulo, alliré par la curiosilé de \ les nouveaux luaric^. On trouve encore plus d'i personne digue de foi qui se souvient d'y ai assisté.

« Cet houuno* enuaiiè au service du roi de Sm

Charles Xll, en iiualilé de simple cavalier,

oblijçé, le surleuilcuiain de ses noces, d'abandor

su leiuuic pour aller rejoindre, avec sa troupe

roi de Suède, ijuireiuniena en Pologne, ou il <

occupé à faire une guerre vigoureuse au roi Augt

\ii\ atUMulant le retour de son mari. Catherine i

du»/ M. Clnrk, sans que son changement d'é

niodiliàl sa condition, c*est-à-ilire qu'elle cont

son ser>ice dans cette nlai^on jusqu'au niomei

les nialheni's de la guerre que les Russes fais;

en Livouie lui ou\ rirent le chemin, d'abord

neux, qui la conduisit à la fortune éclatan

Inquel le elle est arri>ée depuis.

«le superintendant chez qui ellesei-vail dei rait tantôt dans un endroit et tantôt dans un a suivant roecurrence de sesalfaires.

« Il se trouvait à Marienbourg lorsque cette fut inopinément investie et assiégée par le

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