‹ Histoire de la TurquieChapitre 57 sur 360 · LIVRE TRENTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTIÈME

incoôithissàiré, avec de pleins pouvoirs pour Iraier de la paix.

L'affaire fut bientôt conclue, malgré les menaces t les ilitrigiies du roi de Suède, qui, informé de la libation critique où se trouvaient les tinsses, était èÈU èli personne dans le camp des Turcs , et ne essait dé stimuler lé grand vizir, en lui disant tout laut :

tf il ne faut que des pierres pour assommer les c ennemis ; je ne te dematide *^às d'autres armes ( pour te livrer le czar et jusqu'au dernier soldat de : son armée, mort ou vif. »

î)ès le jour même, il entra suffisamment de proisions dans le camp de Herre I". Le lendemain, 'armée, bien pourvue , se mit en marche pour reagner la frontière de Russie, où elle arriva en bon tat et acheva de ruiner les affaires de la Suède, auelà de la mer Baltique.

Ainsi une esclave livonienne sauva le czar et l'emlire. Mais, si Tadresse de Catherine et son éloquence rrachèrent aux officiers et aux soldats les présents lécessaires pour ouvrir les négociations et pour raheter l'armée d'une extermination inévitable, rien vu. y

a* est moins authentique ni même moins probable que la prétendue corruption du grand vizir. Une paix solide el aussi glorieuse que celle qu'il signa sur les bordsduPruthj était pour l'empire, menacé de toutes parts, une conquête sans perte de sang ottoman j qui valait plus qu'une bataille toujours chère, même quand elle n'est pas douteuse- Ce fat le ressentiment furieuï et implacable de Charles XII , qui éclata en reproches et en calomnies contre Baltadjij et qui accrédita, dans la poste* rite, celte fable. L'évaluation des prétendus trésors offerts par Catherine et par le czar, comme rançon des Russes, ne s'éleva, selon les Russes eux-mêmes, qu'à quelques centaines de mille roubles , somme ridicule et disproportionnée à l'influence qu*on lui attribue sur lavénalitédu grand vizir, La misérable cotisation des officiers et des soldats moscovites , qui connaissaient k peine For et l'argent, n'équivalait pas aux présents dont la moindre ambassade des Indes, de la Pfirse ou de Veniscj comblait à chaque avènement les coffres du sérail ou le trésor particulier du vizir. Ce fut la politique et non la vénalité de Baltadji qui dicta la paix ; les motifs en sont trop évidents, si Ton se reporte à cette époque, pour ne pas comprendre et pour ne pas approuver cette première grande paix des Ottomans avec la Russie.

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