‹ Histoire de la TurquieChapitre 60 sur 360 · LIVRE TRENTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTIÈME

aam. (tai alla chez Chapiloff, on y dîna^ et après le liner on introduisit Charles Skawronsky dans la hambre où se trouvaient l'empereur et Timpérarice. Le solliciteur s'approcha, tremblant et balbuiant, auprès du czàr, qui, ayant fait semblant l'avoir oublié ce qu'il avait déjà dit, lui adressa les nèmes questions que la veille. Cette conversation ;e passaîtdans l'embrasure d'une croisée, laczarine, issise non loin de là, ne perdait pas une syllabe. Â nesure que le pauvre Skavsrronski répondait, le izar, comme pour stimuler l'attention de cette princesse, ne cessait de lui répéter:

«Catherine,^ écoute un peu cela. Eh bienl Cathe- X rine, n'entends-tu rien à ces paroles? »

a Elle répondit en changeant de couleur et en )égayant :

« Mais.... y>

« Le czar, reprenant, lui dit :

« Mais si tu ne le comprends pas, je le comprends ic bien, moi; c'est que, en un mot, cet homme-là K est ton frère.

a — Allons , » dit-il à Charles , « baise tout à K l'heure le bas de sa jupe en sa qualité d'impéra- « trice, et après cela, embrasse-la comme ta sœur. »

a A ce discours, Catherine, interdite et plus pâle ]ue son linge, tomba en défaillance. On apporta des

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eaux de çenteur pour la faife rpyeflir, et gpfSQiuic ne p^r^t plq^ empressé que le c^f . ^ |it tout ç^ qu'il put pour la f assurer, et ^an^ il Isf vit w peii remise :

a Quel si grand mal y ^-|;-il daps p ette avpji);urp| ^ lui dil-jl. a EJh bien! c'est fpon j^e^u-frèrp; g'^ es\ (^ lippame de prftt)ité et qu'il î»it dp rwlêlligp|^pej a nous en ferons quelque phose. ]^ajs cQp3QlpTtoi) cf je ne vois en tout cel?f rien d^ 9HPV ^'^1* 4WÇ 0 s'a(ïliger. Nous VQJlà préseutpj|}euj ^l^ii^^ SUT. a uue matière qqi nous a coûté l)ipu des rec^prcbe^, ce Allons-nous-en main^pn^nt. >

« Ls^ czarine, en se levant, def^anda I4 ppfSQif^on d^embrasspr ce frère si ipiracpleusemef^); rptrpuTéi et pria le czar de leur accorder à V^n pt à j-autrc la continuation de ses bonnes grâces,

« On ordonna à Skawronsky de rpster ^^p^ la maison oh il se trouvait, et on V^^sçiira qu'il p'y manquerait de rien. En outre, il lui fut eiypjjit de ne pas trop se montrer, et de se ponfor^ner çf^ tflu( point aux conseils de son hôte. On p):*éten(il qifp 1% toute récente majesté impériale fut un ppu pifirti^^ et Immiliée de cette reconnajssancp, pt que, $\ le}!^ qn avait été la maîtresse, elle aurait du ippUK |ai( choix d'un lieu P^^s convenable pour \m& 9cè||Q de cette natur^.

tlVtlfe tRENTiÉMÉ. iai

i C*^t É6k\ que, par l'àvetilùre inôpiiiiSè ^1ié je iëns dé raconter, le mystère cle là naissance Aè âihénrié fût dévoilé àû môtnëht oii l'ëii y élàit le lôîils préparé. Maïs là Fortuné, qui se joué cbntiiiéliëmént clé la destinée des faibles huiriàitis, eh îs élevant ou eh les abaissant à son gré , séiilmë 3pr6cher tout à coup ses tîenfaits Si ceux qù^ëlle lève le plus haut ; elle prend plaisir à troubler la féli-* ilé des puissants de là terre en leur rappelant le éani d^ou ils sont sortis, oârant ainsi ilhe cdhsoition k ceux que le sort a maltraités, et proiivàhl ux mortels qu'ils sont frères, en dépit de la diÔe- 3ncè ae leurs positions dans ce bas mondé.

a A peine Catherine fût-elle montée sur le tr&ne, ue son cœur, n'ayant plus rien à désirer du côté e Tambîtion , se laissa subjuguer par l'amour, .u mépris des lois sacrées de son mariage avec un rince d'un caractère si redoutable, et qui s'était, our ainsi dire, oublié en l'épousant, elle ne crainit pas de lui faire une infidélité dont l'intrigue fut i mal ménagée, qu'elle la mit au moment de se oir précipiter du comble des honneurs dans l'abîme e la plus affreuse ignominie.

m HISTOIRE DE LA TURQUIE.

< Je me souviens que, c MMiiineiice]

de cette intrigue, ayant été à k cour et n'étan lement prévenu de ce qui se passait entre la a et son chambellan, Moens de la Ctoixy non-seuli je soupçonnai cette intrigue en les voyant ei ble, mais même je ne conservai plus le me doute à cet égard. Cependant, je ne les vis public et dans un jour où il y avait un grand cours de monde à la cour. Je n'ai jamais i compris qu'en cette occasion combien Tamoi aveugle, et combien ses impressions sont dif à dissimuler.

« Peu s'en est fallu que l'empereur n'ait l'excès de sa fureur contre cette femme jusqu'i les enfants qu'il avait eus d'elle. Je tiens < demoiselle française, qui était au service des cesses Anne et Elisabeth, que le czar, revenai soir de la forteresse de Pétersbourg, où l'on tn lait au procès du sieur Moens de la Croix, inopinément et sans suite dans la diambre d jeunes princesses, qui s'occupaient à des ouv de leur âge et de leur sexe, avec plusieurs j( filles placées auprès d'elles pour leur éducati leur amusement.

a II avait, » me dit cette demoiselle, « l'air s « rible, si menaçant et si hors de lui^ que to

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