II
« — Supprime ces mots àe prince elA^altesse, interrompit Mentschikoff; « je ne suis plus qu'i a misérable paysan tel que je suis né. Dieu, q « m'avait élevé au faîte de la vanité humaine, m « fait redescendre à ma première condition. »
« Uoflicier, qui n'était rien moins que persuad ayant aperçu dans le coin de la cabane un jeu paysan occupé à raccommoder avec des cordes semelle de ses bottes en lambeaux, lui demanda voix basse s'il connaissait cet homme.
« — Oui, » lui répondit le jeune homme, «c'i « Alexandre, mon père. Est-ce que tu veux au « nous méconnaître dans notre disgrâce, toi qui « si souvent et si longtemps mangé notre pain? >
fi Le père, entendant parler son fils de cette sort lui imposa silence, et s' adressant à l'officier :
« — Frère, » dil-il, « pardonne à mon enfa a malheureux son humeur chagrine. Ce jeu a homme est effectivement mon fds, que tu as a souvent fait sduler sur tes genoux. Voilà n « lilles , y> ajouta-t-il en lui montrant deux je nés paysannes couchées par terre et trempant pain bis dans une écuelle de bois pleine de h « L'aînée a eu l'honneur d'être fiancée à l'empen « Pierre II. »
» L'officier, à ce mot de Pierre II, parut inteix