‹ Histoire de la TurquieChapitre 92 sur 360 · LIVRE TRENTE ET UNIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE ET UNIÈME

yteSy q1% à roecasion du mariage des princes, devaient être comme eux circoncis aux frais du sultan. Les lutteurs^ les danseurs de corde et les bateleurs, qui arrivaient de toutes les provinces de Tempire pour montrer leur adresse, furent placés sous la protection des généraux, des armuriers et des canonniers, et reçurent Thospitalité du chef des bouchers. On emprunta aux cuisines des janissaires, des canonniers et des armuriers, des plats et de grands chaudrons ; aux fondations pieuses et aux palais des grands, des vases d^élain et de cuivre ; enfin on Ct servir toute la vaisselle des cuisines impériales.

«Nous avons vu que, sous le règne de Soliman le Grand, le grand vizir Ibrahim-Pacha, son favori, lors de la célébration de son mariage avec une princesse du sang, fut honoré de la présence du sultan au festin qu'il donna à cette occasion, et que cet(e faveur le rendit si fier, que, dans ses lettres à l'empereur Charles V et au roi de Hongrie, Ferdinand, il s'intitula : Possesseur des noces (Sahib-es-sour). Sous Achmet III, le tout-puissant grand vizir, Damad Ibrahim-Pacha, jouit d'un honneur non moins grand, car son fils Mohammed, qu'il avait eu d'un premier mariage et qui fut circoncis avec les princes, reçut comme eux deux palmes et un jardin en sucre,

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symboles do la force virile ; seulement les siens

furent d'une dimension moindre de moitié.

a Après que le sultan et ses Gis eurent examiné les palmes qui venaient d'être achevées dans le vieux sérail, elles furent portées au nouveau sérail, d'où on les transféra, ainsi que les tentes impériales et celle du grand vizir, sur l'Okmeïdan, place immense située sur une colline derrière l'arsenal. Ce fut là que lekiayabeg et le defterdar, l'aga des janissaires, les généraux de la garde à cheval et de l'étendard sacré, assistés du chef des ouvriers chaînés de dresser les tentes, présidèrent à la construction des tentes nuptiales destinées aux grands dignitaires de la cour et de l'Etat.

a On célébra d'abord le mariage de Sirké Othman- Pacha avec la nièce du sultan, la princesse Oummetoullah (15 septembre 1720). Son paranymphe (saghdidj ) conduisait, dans l'ordre accoutumé en pareilles circonstances, le cortège, et portait les présents de noces du fiancé. A la tôte de ce cortège, on voyait des corbeilles remplies de fleurs et de fruits; puis des ballots de châles, des bourses d'or et des joyaux ; venaient ensuite des chevaux richement caparaçonnés et les autres présents. Le muphti, après avoir appelé la bénédiction du ciel sur les fiancés, en la personne du kislaraga qui représen-

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