‹ Histoire de la TurquieChapitre 97 sur 360 · LIVRE TRENTE ET UNIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE ET UNIÈME

«Le lendemain, les lutteurs, les joueurs de baguettes et les bateleurs montrèrent leur adresse. Ce jour-là, Damad-Ibrahim donna à dîner auxoffi» ciers des bostandjis, au khasseki, à Todabaschi, aux gardiens du sofa et des barques, aux employés de la vénerie impériale, à Taide-major et au trésorier de récurie, au secrétaire de l'orge et aux palefreniers, au chef des valets employés à étriller les chevaux, au grand et au petit gardien des litières, au vaguemestre et à tous les écuyers du sultan.

« Ce ne fut que le 27 septembre seulement que vint le tour des seigneurs de la chambre, du reïseffendi, des sous-secrétaires d'État, du maître des requêtes, du chancelier, du secrétaire intime du grand vizir, des présidents des diverses chancelleries, des intendants et des inspecteurs du trésor.

« Les ambassadeurs des puissances européennes assistèrent aux fêtes qui furent données pendant les sept jours suivants. La première invitation fut faite au nom du sultan à l'ambassadeur français, en même temps qu'aux généraux et aux officiers des canonniers, des armuriers, des soldats du train et des begs des galères, ainsi qu'à leurs capitaines et à leurs tschaouschs.

« Le lendemain 29 septembre, les ambassadeurs anglais et hollandais se rendirent au lieu du festin,

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avec les imams et les scheiks des derviches , habitant les faubourgs de Taulre côté du port de Constantinople (Galata, Kasim et Khasskœi); le1)aile de Venise et le résident d'Autriche à Constantinople furent invités en même temps que les beglerbegs et les kodjagians en retraite ou en disponibilité ; enfin le résident de Raguse reçut son invitation, le jour où Ton offrit aux habitants des quatre grands faubourgs de la capitale, Scutari, Galata, Âioub et Kasim-Pacha, cinq mille plats de pilau.

« Le quinzième et dernier jour delà fête, le sultan traita les administrateurs des fondations pieuses et des biens des sultanes ; ce même jour, on distribua de Targcnt aux vingt-deux chambrées de janissaires qui faisaient le service de la cour, et les officiers qui avaient dirigé les fêtes furent, en récompense de leur zèle, revêtus de caftans.

« Le lendemain 3 octobre, le sultan quitta avec les princes le palais de TÂrsenal, et retourna au sérail, dans la cour intérieure duquel on avait dressé des tentes pour les médecins, et une autre pour la cérémonie religieuse de la circoncision ; car ces fêtes, pendant lesquelle^s mille enfants du peuple avaient été opérés aux frais du sultan, n'avaient été que les préliminaires de la fête de la circoncision des princes.

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