‹ Histoire de la vénérable mère Madeleine-Sophie BaratChapitre 154 sur 236 · FONDATION A FLEURISSANT · texte numérisé non relu

FONDATION A FLEURISSANT

de Paris, et la mère Deshayes nommée maîtresse des novices.

11 y avait peu de maisons où Ton ne fût contraint de faire, comme à Paris, des agrandissements. La supérieure générale se plaignait bien un peu de ces dépenses qui « mettaient la Société à sec ». « Du moins, ajoutait-elle, que nos âmes ne le soient pas; mais qu'elles se nourrissent de la rosée du Ciel. Toutes les demeures que nous élevons, que nous embellissons, subsistent quelques siècles; et nous, nous allons passer comme l'ombre! Détachons-nous donc de tous les objets terrestres : ohl qu'ils sont peu de chose pour une âme qui a la foi 1! »

En même temps l'Amérique faisait la sollicitude de Mme Barat. La colonie de Saint- Charles était menacée d'y périr d'inanition : point de secours, point de pensionnaires, point d'argent, point de crédit! Ce poste n'était plus tenable. Mmo Duchesne avait beau protester de son courage et de celui de ses filles, M"1C Barat lui répondait des lettres désolées. Tourmentée de leur position , et en devinant encore plus qu'on ne lui en montrait, craignant même de les voir succomber à tant de fatigues, elle leur répétait dans chacune de ses lettres : « Je désire vivement que vous sortiez de Saint-Charles, mais pour habiter un endroit plus favorable à votre vocation, et surtout pour fonder une maison de noviciat 2. »

La mère générale écrivit dans le même sens à M8* Dubourg. Elle fut entendue, et le 9 septembre 1819, la petite colonie se rapprocha de Saint- Louis. Ce ne fut pas sans peine que la communauté s'arracha au premier et doulou-

1 A la mère Thérèse, 18 mai 1819.

» Paris, 18 avril, 19 juillet 1819.

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