‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 111 sur 258 · LEE · texte numérisé non relu

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d'autre moyen pour pacifier le pays que de les réduire par la force.

Grâce à l'héroisme de Daulac et de ses compagnons, l'invasion tant redoutée fut retardée jusqu’au printemps de l’année suivante où les Iroquois massacrèrent plus de cent Français sur les bords du Saint-Laurent entre Montréal et Québec, envahirent l’île d'Orléans, mirent toutes les habitations des Hurons et des Français à feu et à sang, et poussèrent même leurs incursions jusqu'à Tadoussac.

Nous devons mentionner parmi leurs victimes le fils aîné de M. de Lauzon, dont le père avait succédé à M. d’Aiïlleboust dans la dignité de gouverneur de Québec. Le jeune homme fut tué au-dessous de Québec, à l’île d'Orléans. Une autre victime fut M. Godefroy, père de M'° Jeanne Godefroy, qui était entrée au noviciat du monastère des Ursulines en 1659.

Mais le meurtre qui causa à notre chère Communauté la plus vive peine fut celui de M. Vignal, prêtre de Saint-Sulpice, qui fut massacré dans une île audessous de Montréal. Cet admirable serviteur de Dieu avait été pendant plusieurs années l’aumônier et comme le père de la Communauté naissante. Ami dévoué des Pères jésuites, il n’aspirait qu’à être leur émule dans la carrière apostolique auprès des sauvages. Sa santé ne lui permettant pas de satisfaire tous les désirs de son zèle, il demeurait à Québec, où il accomplissait toute sorte de bonnes œuvres et rendait mille services aux Ursulines.

Obligé de repasser en France après l’arrivée à

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