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cette nouvelle Église et pour tous les pauvres Français. Il se fait pauvre pour les assister, et, pour dire en un mot tout ce que je conçois de son mérite, il porte les marques et les caractères d'un saint. Je vous prie de recommander et de faire recommander à Notre-Seigneur une affaire si importante, et qu’il lui plaise de nous renvoyer notre bon prélat, père et véritable pasteur des âmes qui lui sont commises !.
« De même que jadis le peuple hébreu, victime de ses prévarications, dit M. l'abbé Casgrain, était. frappé par des fléaux destinés à venger les droits méconnus du Seigneur et à ramener- son peuple dans les sentiers du devoir, de même aussi le peuple du Canada ne pouvait manquer d'expier chèrement des abus si funestes et si déplorables.
« La Mère de l’Incarnation, le cœu brisé par tant d'outrages faits à son divin Époux, s’offrit en victime pour l'expiation des péchés du peuple. Comme Moise, afin d'obtenir grâce, elle demanda à Dieu d’être effacée du livre de vie. « Je désirais « d’être chargée de tous ces péchés, comme s'ils « m’eussent été propres, afin de recevoir seule le « châtiment. J’eusse voulu même que toutes ces «a abominations eussent paru aux yeux des hommes « comme mes propres crimes ?. »
« Dieu se laissa fléchir par les tendres gémis- ‘sements de la Mère de l’Incarnation et des âmes
1 Lettres historiques. Lettre LXIIT, p. 572.
‘2 L'abbé Casgrain, Histoire de la Mère Marie de l’Incarnation,
Ille ép., ch. xt. ,