‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 115 sur 258 · TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE xX]I · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE xX]I

ss Pieuses de Ja colonie; mais il se chargea lui-méme our de rétablir l'ordre gravement COMpromis, et de ven. rie: 8er ses lois foulées aux pieds, son Église Méprisée, , Je Comme autrefois % haut du Sinaï, il fit entendre sa° idée voix formidable an milieu des tonnerres et des éclairs, qu'il « Pendant sept mois consécutifs, les Phénomènes A les plus étranges, des Perturbations effrayantes dans ju -À les airs et sur 1 time était.

roits uple * € Quand Dieu Parle, écrivait le uple « Père Lallemand, il se fait bien entendre, surtout | doit © quand il parle Par la voix des ionnerres et des k € tremblements de terre, qui n'ont Pas moins par € ébranlé les cœu IS que nos Plus grands t en aple.

du { nos montagnes. »

irais € Au couvent des Hospitalières vivait une relis'ils gieuse ! qui Jjouissait d’ le le ces names gli prières ne PE publiques Pour expier ces désordres, elle eut une it âmes

vision où lui furent prédits

les fléaux dont Dieu

ation,

« Elle vit quatre démons furieux, aux quatre côtés des terres voisines de Québec, qui les secouaient si rudement, qu'ils se proposaient de renverser toute la colonie. En même temps elle aperçut un jeune homme d’un air majestueux, qui montra l'autorité qu’il avait sur ces spectres, en ce qu’il les arrêta un peu de temps ; puis il leur lâcha la bride, et elle entendit les démons qui disaient que ce qui | allait arriver convertirait tous les pécheurs !. ]

« Elle était encore en prière, lorsque vers cinq ] heures et demi du soir, par un temps calme et serein, on entendit tort à coup dans le lointain un h bruit sourd et semblable au roulement de plusieurs carrosses, lancés à toute vitesse sur un pavé de pierre. Au même instant un choc violent se fit sentir, accompagné de mille bruits confus, imitant tout à la fois le pétillement du feu dans les greniers, le bruissement d’une grêle de pierres tombant sur les toits, le roulement du tonnerre, ou le mugissement des vagues en fureur se brisant contre le rivage. La terre bondissait sous les pieds, s’affaissait, se soulevait, ondulait comme les flots de la mer, et se crevassait en mille endroits ; les arbres étaient agités comme dans la tempête, les uns se tordant, s’entrechoquant, les autres s’arrachant et jonchant le sol de débris. Les rochers se fendaient et s’écroulaient ; des quartiers de pierre se détachaient du flanc des montagnes et roulaient au fond des vallées, déraci-

1 Histoire de l’hôlel-Dieu de Québec,

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