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tableau de son âme qu’elle met sous nos yeux, la merveille des merveilles de son union mystique avec le divin Époux. Suivons-la avec une religieuse attention.
Après la purification ou l’immolation de la partie inférieure et sensible de son âme, voici maintenant le tour de la partie supérieure. « Étant ainsi anéantie par la privation des délices spirituelles qui la soutenaient et la disposaient à exécuter promptement tout ce que l'esprit demandait d'elle, la nature est humiliée à un point qui ne se peut dire. Mais, par contre, la partie supérieure de l'âme est heureuse de se voir délivrée de ce qui, aux yeux de son Bien- Aimé, portait atteinte à la parfaite pureté de son union avec lui. Toutefois la jalousie de l'Esprit de Dieu, qui veut tout pour lui, voyant que l’entendement, quelque épuré qu'il soit, mêle encore, à son tour, quelque chose de trop naturel dans les opérations divines, l’arrête, lui aussi, en sorte qu'il est comme suspendu et rendu incapable, pour ainsi dire, de ses opérations ordinaires. »
C’est ici le second degré de l’état de victime, ou, si l’on veut, de la pureté d'esprit, ou encore de la parfaite pauvreté spirituelle; car ces trois dénominations reviennent indifféremment sous la plume de notre vénérée Mère pour désigner le même état intérieur, la même disposition spirituelle.
Par cette suspension ou arrêt de son entendement, Dieu la faisait entrer dans ce genre de contemplation que les écrivains mystiques appellent
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