‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 156 sur 258 · HER TON · texte numérisé non relu

HER TON

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et applique directement les facultés de l'âme à tel objet qu’il a choisi lui-même, et l’excite dans la contemplation de ce divin objet, à tel point qu'elle est bientôt ravie hors d'elle-même; ou bien encore (ce qui est le plus haut degré de cet état d'oraison), il se propose lui-même comme l'objet direct de sa contemplation en lui donnant une espèce sublime et lumineuse de son essence divine. Alors il s'élève par intervalles dans cette âme comme un soleil qui l'illumine tout entière sans l’éblouir. Nous disons encore que cette contemplation est passive, en ce sens que c’est Dieu qui y prend la plus grande part d'action. Il tend de plus en plus, à mesure que l'âme fidèle gravit les degrés de cette échelle mystérieuse, à substituer ses propres opérations à celles de la créature, mais il ne les supprime jamais entièrement.

C'est à cette opération de Dieu à l'égard de son entendement que notre vénérée Mère fait allusion dans les derniers mots tombés de sa plume, que nous venons de citer tout à l’heure, et cette sorte de suspension partielle de cette faculté con. uitue, d’après son témoignage, le second degré de la pureté parfaite de l'esprit.

Quant au troisième degré, il consiste dans la même opération divine par rapport à la volonté : « Alors la volonté ravie en Dieu, dit toujours notre Mère, jouit de ses embrassements et n’a plus besoin de l’entendement pour lui fournir de quoi fomenter son feu. Il lui serait, au contraire, nuisible en cet

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