‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 174 sur 258 · FORD DERR, DS · texte numérisé non relu

FORD DERR, DS

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Dom Claude Martin, qui les a si admirablement compris et analysés, nous dit que les touches divines sont certaines grâces extraordinaires par lesquelles Dieu excite l'âme et imprime à la volonté d’une manière forte, mais pourtant très douce, un mouvement et impulsion qui la porte vers Dieu, et le lui fait goûter comme son souverain bien.

Quoique ces touches divines excitent directement la volonté, leur effet néanmoins se communique indirectement à l’entendement, dont il purifie si bien la vue, que ce qu'il connaissait de Dieu lui paraît dans un jour incomparablement plus clair et plus lumineux. Et c’est pourquoi notre Mère remarque qu’en cet état d’oraison la volonté tient l'empire sur l’entendement, tandis que, dans la contemplation ordinaire, c’est l’entendement qui éclaire la volonté. Ces touches célestes se font sentir sans effort, sans étude, sans considération, de la part de l'âme et même sans qu'elle en ait éprouvé le moindre pressentiment. Aussi est-ce de cette opération que les mystiques veulent parler, quand ils disent, après saint Denys, que l’âme subit les choses divines; car, soit dans la motion de la volonté, qui en est le propre effet, soit dans l'illustration de l’entendement, qui en est la simple suite, l'âme ne fait rien autre chose que subir et suivre passivement l'opération de Dieu.

Quant aux paroles intérieures, personne ne peut mieux en expliquer la nature et les effets que notre Mère, qui en avait une parfaite et presque

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