‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 179 sur 258 · PRET ER RE LEE · texte numérisé non relu

PRET ER RE LEE

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l'âme demeure calme et tranquille dans une parfaite union à Dieu. Ses soupirs et ses respirations sont à son Bien-Aimé dans un état épuré de tout mélange, autant qu'il le peut être en cette vie; et par ces mêmes respirations, elle lui parle sans peine de ses mystères et de tout ce qu’elle veut. Il lui est impossible de faire les méditations et les réflexions ordinaires, parce qu'elle voit les choses d'un simple -egard, et c'est ce qui fait sa félicité, dans laquelle elle peut dire : Ma demeure est dans la paix. Elle expérimente ce que c’est que la véritable pauvreté d'esprit, ne pouvant vouloir que l’accomplissement de la divine volonté en elle. Une seule chose la fait gémir, c'est de se voir en cette vie sujette à l'imperfection, et d’être obligée de porter une nature si corruptible, bien que ce soit ce qui la fonde dans l'humilité !, »

L'on peut distinguer trois sortes de mariages spirituels dans la vie surnaturelle. Le premier se con-

l'a, b, c. Cette dernière comparaison explique, ce me semble, quelque chose de ce don céleste. L'âme se voit en un instant savante; pour elle le mystère de la très sainte Trinité et d'autres mystères des plus relevés demeurent si clairs, qu'il n'est pas de théologien avec lequel elle n'eût la hardiesse d'entrer en dispute pour la défense de ces augustes vérités. Elle en demeure dans un saint effroi. Une seule de ces illuminations suffit pour opérer en elle un changement complet. Renonçant à l'affection de toutes les créatures, elle ne saurait plus aimer que ce Dieu qui, sans exiger d'elle aucun concours, la rend capable de si grands biens, lui révèle de si profonds secrets, et lui prodigue les témoignages d'un amour si tendre, que de semblables grâces ne se peuvent écrire. » (Vie de sainte Thérèse écrite par elle-même, ch. xxvu.) 1 Dom Claude Martin, liv. IV, ch. x1, p. 692,

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