‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 197 sur 258 · QUATRIÈME PARTIE — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE — CHAPITRE VI

io assujettir aux ordres et à la direction du plus humble jy et du plus petit des dépositaires du sacerdoce de : me son divin Fils. Contemptibilia et ignobilia mundi tout elegit Deus et ea quæ non sunt, ut ea quæ sunt dei que strueret. C'est la grande loi du christianisme, sprit, Ce n'est pas à dire toutefois qu'il ne faille pas ; dont apporter dans le choix du directeur de sa conscience t. » la plus grande sagesse et circonspection, ainsi que ardent tant de saints personnages l'ont avec justesse si souorter - vent recommandé. Mais ce que nous voulons dire, qu’elle c'est qu'il faut se faire petit enfant à l'école de Jésussavait, Christ, et que la simplicité de l'esprit et l'obéisdoivent sance sont les premières conditions requises pour y e, selon profiter de ses enseignements.

La Mère de l’Incarnation le savait bien. Aussi, 5 points non contente de se soumettre aux ordres et avis de ant lors- son directeur de conscience, elle avait voulu, avant e l'auto d'entrer dans la vie religieuse, s'engager par vœu à nscience, lui obéir très exactement. Ecoutons-la elle-même: redouter « Mon confesseur, qui prenait grand soin de me rgueil de mortifier, n’en laissait passer aucune occasion. Il me pres. Per- faisait mourir toute vive, et plus il me mortifiait,

plus j'étais portée à lui dire toutes mes pensées, et, j'aurais voulu qu’il eût vu mon cœur, afin d’en déraciner tout ce qui s’y trouvait de désagréable à Dieu. Il

ème dans

ration des m'était impossible de vivre à ma liberté, ayant désir | matières , d’être toujours assujettie ; et, à cette fin, je fis vœu es par la d'obéir à mon confesseur en tout ce qui serait de Et il s’est ma plus grande perfection, ayant cette intention en

eil, à les le faisant que si j’entrais en religion, il serait annulé, ,

La force de l'inspiration me porta à cela, et je ne pus jamais m'en dédire devant Dieu, qui me poussait sans cesse à m’abaisser et à me soumettre et assujettir à toutes les créatures pour son amour. Et sa bonté m'a fait la grâce que jamais mon confesseur ne m'a rien commandé qui ne fût pour ma perfection, »

Le confesseur auquel elle avait” voué obéissance était, nous l'avons dit ailleurs, le Père dom Raymond de Saint-Bernard, dont il a été si souvent parlé dans la première et la deuxième partie de cette histoire. Homme très spirituel et expérimenté dans la conduite des âmes, il savait que l'humilité de l’esprit est comme la pierre de touche qui sert à discerner et à éprouver celles qui semblent appelées à marcher dans les voies de la contemplation extraordinaire. Aussi soumettait-il rigoureusement cette âme si favorisée du ciel à une foule d’humiliations et d'épreuves dont nous avons raconté quelques exemples.

Mais, loin de la rebuter et de l’abattre, ces saintes rigueurs ne faisaient, au contraire, nous l’avons vu, que lui inspirer plus de confiance et d'abandon à l'égard de son directeur. Elle s’ouvrait à lui avec une naïveté d'enfant. Et, ce qui doit être pour tout le monde une leçon salutaire, elle déclare dans sa première relation qu'aucune pratique de piété ne lui a été aussi avant:geuse que celle-là, « Cela donne, dit-elle, une vraie simplicité d'enfant et sert à purifier l'âme, la rendant plus capable de s’unir à Dieu

1 Dom Claude Martin, liv. III, ch. xt, addition.

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