‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 54 sur 258 · AT EN PR PER D'ETAT LES A ME D DORA INT PO RETRO · texte numérisé non relu

AT EN PR PER D'ETAT LES A ME D DORA INT PO RETRO

ne vivaient elles-mêmes, et dont la sainteté était si visible à tout le monde, chacun était ravi. Ils nous amenaient les faibles restes de leur troupeau, environ quatre ou cinq cents chrétiens, échappés à la fureur de leurs ennemis. Dans l'affliction que je ressentais en mon âme, la seule consolation qui me restait en voyant ces pauvres fugitifs était de me voir proche d'eux et de pouvoir instruire leurs enfants. Dans ce

but Notre-Seigneur m'inspira d'étudier leur langue, que je n'avais pas encore apprise; car, à notre I arrivée dans ce pays, je laissai ce soin à la Mère de t Saint-Joseph pour m'appliquer à l'étude de l’algon-

quin et du montagnais, dont nous avions plus besoin r alors. Les citoyens firent leur possible pour assister v ces malheureux exilés; mais les maisons religieuses, se M"° de la Peltrie et surtout les Pères jésuites y n

| contribuèrent pour la plus grande partie, Comme | j'étais dépositaire, c'était moi qui distribuais la nour- | riture et les vêtements à ceux dont nous étions chargés, ce qui était pour moi un sujet d’intarissables consolations !. »

« La Mère de l’Incarnation se mit à l’étude de la langue huronne avec toute l’ardeur de la jeunesse. « Vous rirez peut-être, écrivait-elle à son fils, de ce qu'à l’âge de cinquante ans je commence à étudier une nouvelle langue ; mais il faut tout entreprendre pour le service de Dieu et le salut du prochain. »

1 L'abbé Casgrain, Hisloire de la Mère de l'Incarnation, p. 367 et suiv.

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